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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 21:49
Article du blog "Ni ici ni ailleurs".
 
 
 
Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /2010 15:43

Après Strasbourg ... Saragosse

Le CADE va se rendre à Saragosse, le 9 juin 2010, pour participer à une réunion organisée par la Commission Transport de l'Union Européenne qui doit redéfénir de nouveaux objectifs pour sa politique de transport ("ten t days"). Nous espérons pouvoir commencer à faire entendre notre voix discordante, face aux lobbies très forts des bétonneurs (Bouygues, Vinci, Eiffage et autres) et des vendeurs de matériel ferroviaire spécifique à la très grande vitesse .

Nous voulons essayer de faire prendre conscience que c'est la voix des citoyens qui doit être prépondérante dans les choix de politique de transports, pas les intérêts privés.

Nous avons demandé un temps de parole, face à une assemblée de décideurs européens. Après la remise de la Charte d'Hendaye le 18 mai dernier à Strasbourg à 15 députés européens, dont une Vice Présidente du parlement européen, ce sera une nouvelle fois l'occasion de dénoncer des projets aux coûts environnementaux et socio économiques insoutenables pour nous.

Ce sera également l'occasion de renforcer nos liens entre associations européennes, de présenter la Charte d'Hendaye et d'alerter les députés sur l'utilisation d'argent européen sur des projets pour lesquels les justifications sont plus que douteuses.

Notre objectif est que les décideurs ne puissent plus nier la forte opposition citoyenne qui existe face aux projets de LGV, chez nous et ailleurs.

Cette démarche vient en complément de notre lutte locale, non violente, citoyenne et déterminée.

 

 

 

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 09:43

 

 

 

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Le collectif du Val de Garonne et de la Lomagne était présent hier soir, jeudi 3 juin 2010 au village "Le Pin" pour une réunion concernant la Ligne à Grande Vitesse

45 personnes sur les 122 habitants que compte cette commune, étaient présentes à la mairie pour venir s'informer. A l'issue de cette réunion, une nouvelle association NON LGV, OUI au réaménagement des lignes existantes, va être créée. 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 15:10

Lors d'une réunion, je me suis vue fustiger pour avoir demandé aux hautes autorités si dans les personnes pro LGV beaucoup étaient impactées...

Je posais une simple question...

J'ai savouré les réactions de chacun.

Il est des questionnement qu'il nous est interdit d'avoir... sauf que... aujourd'hui l'actualité dévoile.

Cliquez sur le lien de France 3 info Aquitaine et n'oubliez pas de visionner la vidéo. link

 

http://aquitaine.france3.fr/info/aquitaine/trace-devie-pour-convenance-personnelle--63365066.html

 

On nous dira bien entendu que c'est un cas isolé...Continuerons nous à nous laisser faire?

En tout état de cause continuons à nous battre en disant NON à ce projet effarant et ruineux, NON à la LGV ni ici, ni ailleurs.

 

RV le Mardi 8 Juin à Grisolles

Espace Socio Culturel

Pour une réunion d'information - Débat.

Avec Jean Paul Damagio auteur du livre: Ils disent Non à la Ligne Grande Vitesse Toulouse-Bordeaux

        Bernard Faucon Lambert Copresident de l'association d'élus ALTernative, Lot et Garonne.

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 09:45

Pendant qu'en Aquitaine europe Ecologie s'inquiète des projets Pharaoniques des LGV dans le Sud-Ouest:

 

Ce mardi 1er juin, Europe Ecologie Aquitaine réaffirme, dans un communiqué, "l'erreur économique, financière et environnementale que constituerait la construction de nouvelles lignes LGV dans notre région". Ses membres fustigent les "projets pharaoniques" de Lignes à grande vitesse (LGV) vers Bordeaux et Toulouse. Des déclarations, qui interviennent au lendemain du comité de pilotage qui a arrêté le fuseau vers Toulouse et l'Espagne, lundi, à Bordeaux par le préfet de Région, Dominique Schmitt.

"Les énormes difficultés rencontrées pour boucler le financement de la LGV Bordeaux-Tours démontrent de manière éclatante que ces projets pharaoniques de LGV sont ruineux pour les finances publiques et vont aggraver les difficultés financières du pays et des collectivités territoriales", dénonce Europe Ecologie d'Aquitaine. "Le rapport public annuel 2010 de la Cour des comptes, au vu de la situation financière du pays, recommande l'abandon de la création de lignes LGV nouvelles au profit de la régénération des grandes lignes existantes", rappelle le communiqué. Pour Europe écologie, "le développement du fret ferroviaire est la priorité", afin de diminuer de manière drastique le trafic camions sur la route, particulièrement entre Bordeaux et Hendaye. "A l'heure, où les finances de l'État et des collectivités territoriales sont mises à mal par la politique gouvernementale et la crise, il est grand temps d'arrêter les frais avant l'inéluctable !, conclut le texte. Une position, que ne manqueront pas de faire entendre les nombreux collectifs qui se sont créés ces derniers mois au Pays Basque, dans le Lot-et-Garonne, en Midi-Pyrénées pour contester l'intérêt de construire ces LGV. Pour rappel, à l'horizon 2020, trois LGV devraient voir le jour, la LGV Tours-Bordeaux la LGV Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse. Le coût total est estimé à 20 milliards d'euros.

Nicolas César

AQUI! L'autre façon de partager l'info.

 

 

En Midi Pyrénées Europe Ecologie critique le tracé Bordeaux-Toulouse...:

Les élus Europe Ecologie au conseil régional de Midi-Pyrénées ont critiqué mardi le tracé, présenté la veille, de la future Ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse, dénonçant un manque de concertation.

 Dans un communiqué, ils ont mis en cause "un tracé contesté et contestable", "regrettant qu'il n'y ait pas eu une réelle étude du tracé alternatif proposé par l'Union de la sauvegarde des villages qui aurait pu causer moins de nuisances environnementales et économiques".

Le Comité de pilotage du dossier de la LGV (COPIL) a retenu lundi soir à Bordeaux pour la future ligne Bordeaux-Toulouse le tracé D, que préconisait Réseau ferré de France (RFF).

Les écologistes estiment que "les préconisations pour la recherche du meilleur tracé n'ont pas été respectées par RFF" et dénoncent également un "projet coûteux".
"En 2006, dit le communiqué, on parlait de 3 milliards d'euros pour le tronçon Bordeaux-Toulouse. Aujourd'hui, cette somme ne cesse d'être revue à la hausse".
Sud Ouest du 1 juin 2010

 

Un peu vert pâle les écolos de notre région... surtout ne pas contrarier ce que dit le Conseil Régional dans sa majorité... conservons le même langage sans en changer un mot afin de conserver notre place....

 

Commentaire judicieux posté par"" le temps de vivre".

"Comme quoi quand l'écologie entre en politique elle n'est plus crédible ...
Car l'aspect financier est une chose. Mais ces Messieurs écologistes, même en Aquitaine, oublient l'aspect ... écologique, ou plutôt anti-écologique, du projet. Au Grenelle II, des suédois ont sorti une étude démontrant l'absurdité de mettre des LGV en réponse aux problèmes environnementaux. On oublie que la fabrication de l'électricité pollue. Chez nous peut-être moins que chez les autres puisque la nôtre est à 80% nucléaire. Mais nous entretenons une épée de Damoclès au-dessus de notre tête et de celle de nos enfants. Et une catastrophe nucléaire sera encore plus définitive et plus rapide !
Alors, oui, il faut privilégier le rail, oui il faut moderniser les voies existantes, mais surtout il faut proposer des lois qui assurent un service ferroviaire de qualité, attractif, fiable. Donc : baisser le prix du billet, diminuer le nombre de grèves, entretenir le réseau, multiplier les arrêts (et non pas les supprimer comme on l'a fait)
Ca oui, ce sont des règles qui vont dans le sens d'une vraie écologie ... mais qui ne vont peut-être pas plaire aux gens de la sncf ... Mais à force de vouloir ménager la chèvre et le chou, on n'obtient aucun résultat "



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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 21:25

Conclusions sans mystère rendues hier à la préfecture de Gironde.

Le comité de pilotage des Grands projets du Sud-ouest (Copil) a défini le couloir de 1000 mètres où devrait passer la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux Hendaye.

Ces deux nouvelles lignes à grande vitesse Toulouse-Bordeaux et Bordeaux-Hendaye coûteraient environ 10 milliards d'euros (évaluation 2009)

En ce qui nous concerne, c'est à dire Midi Pyrénées, les collectivités sont sollicitées pour le financement de la  ligne Tours-Bordeaux.

L'inquiétude pourrait avoir changé de quai...

Martin Malvy dit: "Nous avons dit oui et même voté dans nos assemblées cette participation, mais nous voulons être certains avant de signer la convention financière que Bordeaux Toulouse se fera bien demain en 3 h et non en 4h15...."

 

De nombreuses associations anti LGV, dont on parle peu dans les journaux du Tarn et Garonne, argumentent depuis longtemps sur le coût faramineux de ce projet. Et qui devra payer? A combien se monte la facture ? Quand vont avoir lieu les premiers versements ? Dans quelle proportion ?

En Tarn et Garonne, le coût n'est que rarement abordé, on préfère se battre pour un passage de la ligne plus au nord, ou plus au sud, ou plus à l'est, plus à l'ouest ... pour ne pas informer la population sur le sujet qui fâche: le financement.

Au lendemain de la conclusion du Copil, les réactions de nos politiques sont surprenantes... quoique...

Jean Michel Baylet : "Je redis aujourd'hui que la concertation n'a pas été menée dans de bonnes conditions..."

Martin Malvy outre le fait qu'il "risque" de bloquer sa participation financière du Tours-Bordeaux...veut éviter au maximum les zones habitées, peu importe si les habitants voisins de la ligne seront à jamais comdamnés à vivre avec toutes les nuisances sonores et visuelles.helico-de-chasse-RFF Il dit également "Il faut aussi limiter l'impact du passage du tracé au niveau d'Auvillar avec la réalisation d'un tunnel sous Gaches..." Gaches? et pourquoi Gaches plus que  les habitants des autres villages?...

Il y a également les verts de Midi Pyrénées qui critiquent aujourd'hui le tracé (Tiens ils se réveillent ceux là!), ils dénoncent un manque de concertation eux aussi et ils réalisent que le tronçon Bordeaux -Toulouse est un projet coûteux ."En 2006, dit le communiqué, on parlait de 3 milliards d'euros pour le tronçon Bordeaux-Toulouse. Aujourd'hui, cette somme ne cesse d'être revue à la hausse".

 

Diriger se traduit souvent par le fait de penser avoir raison ... peu importe si c'est contre l'opinion générale. Ce projet en est la meilleure illustration.

 

 

L'action populaire reste un moyen trés efficace pour faire plier les donneurs d'ordre.

 

RV le Mardi 8 Juin à Grisolles à 20h30 

Espace Socio Culturel

Pour une réunion d'information - Débat.

Avec Jean Paul Damagio auteur du livre: Ils disent Non à la Ligne Grande Vitesse Toulouse-Bordeaux

        Bernard Faucon Lambert Copresident de l'association d'élus ALTernative, Lot et Garonne.

 

Ces réunions débat sont trés interessants et enrichissants de par les intervenants de qualité et également de par les échanges qu'elles suscitent. Pour preuve la réunion de Casteljaloux du 27 mai qui a rassemblé quelques 500 personnes venus de toute part se renseigner et s'exprimer. Débat trés interessant , fort bien animé et parfaitement organisé.

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 22:32

 

 

Un article concernant l'impact sur le projet LGV en Lomagne est paru samedi 22 mai dans "Le Monde Magazine". Demandez le à votre marchand de journaux.

6 pages de photos et d'interview sur le sujet, même si les appellations LGV et TGV se confondent et sèment le trouble dans les esprits, les opposants à la Ligne à Grande Vitesse entre Castelsarrasin et Donzac ont enfin fait parler d'eux dans la presse.

Il est vrai que depuis le début de leurs actions, les associations regroupées en  "collectif  du Val de Garonne et de la Lomagne" se voyaient honteusement censurés par la presse de proximité.

 

Il est à croire que les journalistes de la Dépêche sont beaucoup plus diserts sur le sujet des antagonistes à la LGV en Lot et Garonne qu'en Tarn et Garonne.

Aujourd'hui 26 mai, pas moins de 2 articles ne sont parus en Lot et Garonne et quelle surprise de voir au côté de l'article intitulé:

"LGV, la coordination est née", une photo représentant les associations de notre collectif.

 

 

 201005261729 zoom 

  Le 21 mai, se sont réunies à Montgaillard les huit associations lot-et-garonnaises contre le projet de ligne à grande vitesse reliant Bordeaux à Toulouse.

Elles ont décidé d'unir leurs forces au travers d'une Coordination pour à la fois « défendre et promouvoir le projet de TGV Bordeaux-Toulouse en ligne à haute performance par aménagement des voies existante » sur le tronçon du Lot- et- Garonne, « organiser toute action collective susceptible d'atteindre les buts. En effet, le réaménagement de la ligne actuelle Bordeaux-Toulouse devrait permettre de répondre aux mêmes objectifs assignés, mais sans effets secondaires catastrophiques pour le département

[…] Le coût de la ligne est plus de quatre fois supérieur à celui du réaménagement de la ligne existante. » En conséquence, la Coordination demande une étude de réaménagement de la ligne actuelle. Des rencontres avec les élus seront programmées prochainement pour les convaincre de reconsidérer leur choix. Prochain rendez-vous le 27 mai, à 20 heures, à Casteljaloux, salle de la Bartère. Charles D'huyvetter et Claude Semin sont les porte-parole de la coordination.

 

 

 

Bien entendu, nous serons à Casteljaloux le 27 mai à 20h.

 

Et l'autre article:

 

 

Xaintrailles. Les chasseurs contre la LGV

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Photo archives Stéphane Bersauter
L'assemblée générale de la fédération des chasseurs de Lot-et-Garonne et toujours un moment fort pour rappeler certaines évidences lorsque des turbulences se font sentir. Pour les chasseurs lot-et-garonnais, la question du nouveau tracé de la LGV, qui passe au plein milieu de la forêt des Landes de Gascogne, fait partie des grandes préoccupations du moment. Et c'est sans surprise que l'ensemble des représentants des chasseurs a voté une motion présentée par le maire de Fargues-sur-Ourbise, Michel Ponthoreau, qui s'oppose au nouveau tracé et prône de travailler sur l'existant pour rejoindre Bordeaux à Toulouse.

On savait qu'au conseil général, même dans la majorité, cette question ne faisait pas l'unanimité.

Elle est apparue encore plus en plein jour suite à l'intervention de Raymond Girardi, vice-président en charge notamment de l'agriculture, et Pierre Camani, le président en personne. Pour le premier, « le projet est démesuré, dispendieux, inutile, et n'aidera pas le département à se développer, les trains ne faisant que passer ».
9 MILLIARDS POUR 20 MINUTES

Et d'ajouter : « On va dépenser 9 milliards pour gagner 20 minutes, alors qu'en aménageant la voie existante il sera possible d'aménager le territoire avec des trains qui continueront à s'arrêter à Marmande et Agen ».

Si Pierre Camani considère, comme d'ailleurs le préfet, que « le débat est ouvert » avec notamment l'enquête d'utilité publique à venir, qu'il y aura « un coût écologique et financier », il s'interroge « si l'on peut dire non à un investissement qui dépasse les frontières du département et intéresse les générations futures avec un mode de transport d'avenir ».
 
 
 
Un petit rappel:
Nous sommes contre la ligne à Grande Vitesse, construction d'une nouvelle ligne ruineuse et destructrice : Non à la LGV.
Nous sommes pour la réhabilitation des lignes existantes qui permettra aux TGV de rouler à 220km/h

 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 21:20

Une nouvelle association sur le tracé LGV Bordeaux-Toulouse.

Article paru sur Sud Ouest du 26 mai 2010

 

Une association contre le tracé de la future LGV

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Michel Accary veut expliquer les enjeux de la LGV aux Boétiens. photo corinne malet

 

Un groupe de Boetiens et d'habitants de la vallée de la Garonne va fonder une nouvelle association contre le tracé de la ligne à grande vitesse (LGV), dévoilé il y a peu. À l'origine de cette initiative : Michel Accary, Boétien.

« Comme beaucoup de personnes intéressées qui suivaient le projet, je me suis rendu à Sérignac-sur-Garonne, à la réunion de présentation du projet, il y a une dizaine de jours. Et là ça a été clairement un choc : je n'avais pas imaginé l'ampleur du désastre économique et environnemental qui nous est promis avec ce projet de LGV, explique Michel Accary. J'ai donc décidé de mobiliser des gens sur ce dossier et d'avertir de ce que pourrait être cette ligne. Une association va être créée, elle s'appellera Très Grande Vigilance Boé et Val de Garonne. »

Pas contre le progrès

Michel Accary ne découvre pas totalement ce type de dossier : « J'ai résidé non loin de la gare Lille Picardie et vécu l'expérience de la ligne vers la Belgique. Quand on constate le gâchis de cette gare plusieurs années après, on espère que cela ne recommencera pas. » Installé désormais à Boé, Michel prend alors son bâton de pèlerin et rapidement il constate que son discours est écouté et que le terreau est fertile dans la plaine boétienne et même au-delà. « Un message d'un jeune garçon de 7 ans m'a touché autant que de grands discours. Il a écrit ceci : '' Venez chez nous pour convaincre les gens de ne pas construire le pont TGV, signé Adam''. » Pour autant Michel Accary ne fait pas dans le passéisme. « Je ne suis pas contre le progrès. Mais il ne faut pas que celui-ci soit à ce point destructeur. »

L'homme a déjà reçu plusieurs soutiens, dont celui de Charles D'Huyvetter, président de l'association Très Grande Vigilance en Albret. Des soutiens qui seront présents ce soir lors d'une réunion publique (1) organisée sur la LGV.

(1) Rendez-vous, ce soir à 20 h 30, à la salle polyvalente de Boé village

 

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 22:53

La rencontre mardi 19 mai avec des euro-députés au Parlement de Strasbourg aura permis au front européen anti-LGV d'exposer ses motivations communes contre les conséquences de ce type de projet.

Cliquez également sur le lien qui vous amènera sur les journaux télévisés de FranceTélévision  link  il vous faut regarder les éditions du 18 mai et du 19 mai .

 

Article de eitb dont le journaliste a couvert l'ensemble de la journée


INFO

Venus du Pays Basque Sud et Nord, rejoints par des collectifs du Centre, des Pyrénées centrales, de l'Ouest et de l'Est de la France, et par leurs homologues italiens du Val de Suse, les co-signataires de la Charte d'Hendaye ont exprimé ce mardi 18 mai au Parlement européen de Strasbourg leur opposition commune aux projets de Lignes à Grande Vitesse.

A l'initiative de Catherine Grèze (Europe Ecologie) et de Sonia Alfano, représentante italienne du groupe ALDE, cette rencontre a permis d'exposer en particulier deux thématiques totalement communes à cette plateforme européenne née en janvier dernier.

Loin de se cantonner à la défense de leurs territoires locaux respectifs, impactés par ces nouvelles voies ferroviaires, leurs représentants ont transmis en premier lieu au Parlement européen des demandes précises concernant des rapports et autres analyses commandités par l'Union Européenne que ni leurs gouvernements respectifs ni les acteurs de ces projets ne leur ont communiqués.

Dossiers à l'appui, ils ont également exprimé que la construction de telles infrastructures européennes ne pouvait pas occulter le débat citoyen sur l'inévitable transformation de son modèle social ou économique.

Après avoir remercié les organisateurs de la journée et la douzaine d'euro-députés présents, chacun s'en est reparti avec une certitude commune renforcée.

A l'opposé des déclarations à la Pangloss selon qui "tout va pour mieux dans le meilleur des mondes possibles", il est important aujourd'hui, plus encore qu'hier, de continuer à "préserver son jardin", qui a pris ce jour- là une nouvelle dimension européenne.

Si une demande écrite sur ce dossier de la LGV sera ainsi posée à la Commission des Transports, et 32.000 signatures de pétition déposées à Strasbourg, le travail local d'opposition dans chaque région concernée devrait rester la priorité, à même de fonder des échanges transfrontaliers et européens entre ces citoyens européens.

Une attitude saluée par l'euro-députée centriste Sonia Alfano : "Vous en êtes l'une des plus admirables expressions", a-t-elle conclu.


Une exigence de transparence des dossiers LGV

S'appuyant sur la Convention d'Aarhus (signée par l'Europe en 2003), qui garantit aux citoyens européens d'avoir accès à l'information sur tout projet touchant à l'environnement, et garantissant une réelle participation du public au processus décisionnel, les collectifs ont demandé à ce que des explications soient fournies par la France, l'Espagne et l'Italie sur leurs attitudes d'hostilité vis à vis de leurs demandes.

L'exigence qui en résulte, qu'aucun crédit européen ne soit alloué à ces projets tant que ne sera pas respectée cette convention internationale, a été plutôt bien accueillie par Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement européen et ancienne ministre de la Mobilité et des Transports belges.

"Je ne peux pas vous garantir que cette Charte d'Hendaye que vous me remettez débouchera sur la satisfaction de votre demande", a-t-elle exprimé devant l'assemblée, "mais il est certain que vous apportez les preuves aujourd'hui que les hypothèses qui ont conduit aux votes européens sur ce dossier sont à reconsidérer, voire à mettre sérieusement en doute".

"Il n'est pas imaginable que le travail du Parlement Européen ait à s'appuyer sur des expertises qui s'avèreraient mensongères", a-t-elle conclu.


Ouvrir une réflexion plus large sur le modèle de société induit en Europe par ces LGV

Refusant de considérer que les projets européens pouvaient s'appuyer sur un passage en force contre ses citoyens, les porte-paroles des différents collectifs ont demandé au Parlement européen de réfléchir au modèle de société induit par ce type d'infrastructures ferroviaires, et en particulier de la très grande vitesse, en termes socio-économiques, mais également environnementaux.

"Nous contestons ainsi le mode de calcul réel du bilan carbone des LGV, dont il est impossible aujourd'hui de nier la destruction environnementale liée à la phase des travaux, et qui ne doivent plus être présentées comme la panacée du développement durable" a rappelé pour le Pays Basque nord une membre du CADE, Martine Bouchet.

Une rhétorique peu goûtée par Jean Luc Benhamias, élu député européen en 2004 sous l'étiquette des Verts, mais qui, en 2007, a rejoint le Mouvement démocrate de François Bayrou.

"Il me faut vous rappeler que nous avons tranché depuis au moins 20 ans la question du comparatif carbone entre le train et l'avion, largement en faveur de ce premier", a-t-il souhaité préciser.

Victor Pachon, pour le CADE, prit alors la parole pour lui rappeler sans mâcher ses mots que cela faisait également 20 ans que les collectifs portaient le même constat, "il faudrait que vous relisiez vos fiches de temps en temps", mais que tous les collectifs présents demandaient à ce que soient réalisés des comparatifs entre les nouvelles voies et les voies actuelles, ce qui n'a jamais été accepté à ce jour.


L'Europe a-t-elle les moyens de ses envies de nouvelles infrastructures ?

La crise grecque, mais également espagnole ou portugaise, a également largement plané sur les débats de la journée, pour des projets publics dont les budgets d'investissement se chiffrent en dizaines de milliards d'euros.

"Nous demandons au Parlement européen d'arrêter ces dépenses publiques par un moratoire, dans un contexte où leur utilité ne peut pas être uniquement "stratégique" quand les finances européennes sont exsangues", a exprimé Sonia Alfano.

Pour les représentants du collectif Actival, qui s'oppose à la traversée centrale des Pyrénées, "l'Europe doit d'abord se relancer, avant de se laisser endetter de nouveau sur des projets pharaoniques notoirement non-rentables", a exprimé Bernard Lembeye à la tribune.

Pour Mikel Alvarez, du collectif AHT Gelditu en Pays Basque sud, "la crise industrielle et économique qui est arrivée en Europe se sent à l'aise dans ces projets LGV", rappelant que l'Espagne a multiplié ce type de projets par l'intermédiaire des fonds d'aides européens FEDER, pour se retrouver pourtant aujourd'hui en première ligne du marasme social et financier.

Pour Michael Kramer, euro-député allemand présent dans la salle, s'il semblait clair que "l'Europe ne peut pas envisager de redonner massivement du travail à des citoyens européens en imposant ces projets contre l'avis d'autres citoyens", la rencontre du jour permettait de remettre en lumière l'objectif premier de la construction européenne.

"Si les échanges transfrontaliers sont une priorité des pères fondateurs, depuis quand et qui a décidé que ces échanges devaient obligatoirement être accolés à cette notion de très grande vitesse ?", s'interrogea-t-il.


La mafia, pointée du doigt par les citoyens italiens opposés au projet LGV Lyon-Turin

L'exemple italien du Val de Sousa, aujourd'hui totalement militarisé afin de permettre de poursuivre un projet combattu depuis 20 ans par ses habitants et ses élus locaux, a permis aux euro-députés présents d'entendre une argumentation qui dépassait le simple refus de voir ce territoire meurtri par la LGV Turin-Lyon.

"Le besoin d'une nouvelle infrastructure ne s'appuie sur aucun constat fiable du volume de fret, et a refusé de prendre en compte la régénération des voies existantes", a déclaré Paolo Prieri, porte-parole du collectif NO TAV.

Nullement opposé au trafic ferroviaire, dont il a rappelé les bénéfices en termes de report de la route vers le rail, il a défendu l'ensemble des autres alternatives et aménagements sur les voies actuelles.

Des propositions non considérées depuis deux décennies par les promoteurs du projet, malgré la demande des collectifs de citoyens et des 23 maires du Val de Suse, écartées de tous les dispositifs de prises de décision.

Pour l'euro-député italien Luigi de Magistris Verts, "ces procédés anti-démocratiques de non-concertation avec les populations ne semblent pas porter effectivement pas la signature des pères fondateurs de l'Europe mais s'assimilent plutôt à ceux de la mafia, dont on connait l'habilité à se retrouver principale bénéficiaire de ce type de projets".

Une nouvelle intervention de Jean Luc Benhamias, qui n'a jamais perçu "la moindre collusion entre les projets français et des systèmes mafieux", fut l'un des rares moments de décontraction riante de la journée.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 00:16
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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 14:23

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Quelque 150 représentants d'associations anti-LGV de France, d'Italie, d'Espagne et d'Allemagne ont été reçus hier au Parlement européen de Strasbourg. La plus forte délégation venait de la vallée de Suza en Italie.

La Charte d'Hendaye  a été remise à la vice-présidente du Parlement européen, Isabelle Durant. C'est cette ancienne vice-premier ministre et ministre de la Mobilité et des Transports belge, membre du parti Ecolo, qui a reçu les signataires de cette charte.

Les 2 députés,Catherine Grèze député d'Europe Ecologie  et Sonia Alfano député italienne ont permis cette rencontre. Elles se sont engagées à poser des questions écrites à la commission, notamment sur l'utilisation des fonds européens et sur les études réalisées au niveau européen.

La député Catherine Grèze a été sensibilisée par le manque de concertation de tous ces projets de LGV.

Elle a également souligné que «toutes les études prouvent que lorsqu'on améliore les voies, la vitesse peut être augmentée». Ce qui lui fait dire que le transport rapide, ne veut pas systématiquement dire LGV.

Continuons à nous faire entendre.

Restons solidaires.

 

Cliquez sur le lien et patientez pour visionner la vidéo.

 

link

http://info.francetelevisions.fr/video-info/?id-video=besa_1211683_12_COLLECTIF_AN_00000BM1_180520101200_F3&id-categorie=REGION_BFC_BESANCON

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