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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 15:11
Article du 31.01.2011 par la rédaction de France BTP.
 
Attendu pour fin 2011, le lancement du chantier de la LGV Tours-Bordeaux par Vinci pourrait prendre du retard du fait de certaines collectivités locales qui tardent à voter leur engagement financier dans le projet.

Cette situation pourrait impacter la signature de la concession entre Vinci et RFF. Or, celle-ci est indispensable aux études et au commencement des travaux de la LGV.
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 11:21

Sud ouest du 31.01.2011

Mont-de-Marsan

Des milliards perdus ?

Trois associations d'anti proposaient, samedi, un pastiche de « Qui veut gagner des millions ? ».

 Le candidat, Monsieur Vache-à-lait, a très mal répondu aux questions de l'animateur Jean-Pierre Faucult. photo loïc dequier

Le candidat, Monsieur Vache-à-lait, a très mal répondu aux questions de l'animateur Jean-Pierre Faucault. photo loïc dequier

 
Les Amis de la Terre sont opposés à la Ligne à grande vitesse (LGV). L'Association de coordination des citoyens et riverains landais (Accril) et Vivre à Lucbardez le sont aussi. Tous plaident pour la modernisation du réseau ferré actuel et de son trafic. Samedi matin, une douzaine de leurs militants sont venus expliquer les raisons de cette opposition aux usagers du marché Saint-Roch. Ce n'était ni une première, ni une dernière mais cette action-là était originale.

En parodiant « Qui veut gagner des millions ? », ils ont proposé « qui veut perdre des milliards ? » L'animateur était Jean-Pierre Faucult, le candidat Monsieur Vache-à-lait. L'objectif est de récolter un maximum d'argent afin d'aider ces « entreprises nécessiteuses » que sont Vinci, Bouygues et Eiffage.

Dans la peau de Jean-Pierre Faucult, Christian Berdot, président des Amis de la Terre dans les Landes. À la cantonade : « Au jeu de ''Qui veut perdre des milliards ?'', on vous propose donc de construire une LGV. »

Sous l'œil mi curieux-mi réprobateur des élus et/ou candidats aux cantonales, Monsieur Vache-à-lait est soumis à un feu nourri de questions. Il n'est pas bon M. Vache-à-lait, quasiment nul même.

« Une gare pour les lapins »

Ainsi, à la question, « La LGV est-elle faite pour désenclaver le territoire », le malheureux répond oui. Eh bien non, « c'est faux. Elle est destinée à remplir les caisses du BTP. »

Ce pauvre candidat n'est pas meilleur sur la question « La LGV va-t-elle développer Mont-de-Marsan ? » à laquelle il répond encore oui. « Encore faux, ça ne développe que l'ego de certains élus locaux. »

Il ne se rattrapera pas sur le nombre de passages quotidiens de trains à grande vitesse (12 sur les prévisions de RFF), sur le coût annoncé (de 4 à 8 milliards d'euros), sur la somme déjà versée par l'agglomération pour la partie Tours-Bordeaux (7 millions d'euros)…

Et l'emplacement de la gare alors ? Vache-à-lait toujours naïf répond Mont-de-Marsan. Il se fait moquer. « Vous n'avez rien compris. Elle n'est pas faite pour rendre service aux Montois. Elle sera à Lucbardez la gare, pour les lapins. »

À l'issue de 20 minutes de prestation, les anti sont contents de leur coup. « C'est un moyen plus sympa de communiquer que le tract sec. C'est une forme amusante mais le fond est on ne peut plus sérieux », livre Christian Berdot.

Samedi prochain, les mêmes seront sur le marché de Dax. « Ils ont des problématiques spécifiques par là-bas. À Saint-Paul-les-Cocus

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 18:45

 

 

Compte rendu bien imagé de la réunion à St Jory le 27 janvier 2010, par un représentant du collectif: Vidéos des interventions, interessant.

 

 

 Réunion organisée hier soir par l'association USV à St Jory.

Nous étions 3 du collectif Val de Garonne (Céline André, Patrick), il y avait également Claude Semin du collectif 47 et également la présence de la nouvelle asso de Campsas.

 

Participent à la tribune de ce débat, outre les gens de l'USV, Fançois Simon élus de EE-Les Verts au CR midi Pyrénées, et vice président de cette instance, un représentant du cabinet Claraco spécialiste des affaires ferroviaires, un paysagiste dont j'ai oublié le nom ainsi que son intervention.

François Simon est annoncé en retard et son emploi du temps l'oblige à ne pas rester longtemps.

 

 

La réunion démarre donc sans lui.

 

C'est le porte parole de l'USV ( Mr Fourcassier) qui démarre le débat en nous faisant un petit historique que nous connaissons tous, pour déboucher sur les dernières propositions du COPIL qui valide, dans leur secteur, le choix du fuseau D. Il explique la position de l'USV, en désaccord sur ce fuseau et leur détermination à proposer un fuseau alternatif (appelé variante D) qui se rapproche de l'autoroute épargnant un peu plus St Jory mais qui évidement en impacte d'autres, notamment le village d'Espinasse venu en renfort bruyant assister à cette réunion. Il est bien apparu en tant que vendeur de son nouveau tracé, promoteur du projet LGV, se réjouissant d'avoir été entendu par RFF et même le ministère puisque les 2 tracés (D et sa variante) sont d'après lui toujours en débat.
Le commercial LGV a fait monter la température dans la salle. les invectives commencent à fuser. On a droit à une première intervention des organisateurs, d'appel au calme et à la sérénité, chose très difficile à atteindre lorsque sa maison doit passer sous le train. http://www.wat.tv/audio/reunion-publique-lgv-en-question-38ocj_2icwl_.html

 

Intervention de François Simon: Il reprend les arguments développés dans leur 4 pages (le TGV mais pas à n'importe quel prix). Pas grand chose à dire, on partage, La question fondamentale c'est bien que leur position n'est pas compatible avec le vote du budget qu'ils ont approuvés au Conseil Régional. On va tacher de lui poser la question avant qu'il ne s'en aille.  ( vidéo concernant l'intervention de François Simon) http://www.wat.tv/video/2011-01-27-reunion-publique-3bmvb_2icwl_.html

 

Suit l'intervention de Mr Claraco responsable du cabinet d'étude du même nom qui, pensions nous, était la pour parler de l'étude qu'ils ont mené sur la variante D. Que neni, il commence en s'adressant à Fourcassier en lui affirmant que ce n'est pas une étude qu'ils ont faite mais simplement un argumentaire sur l'idée (je suppose) que la proposition de l'USV pour la LGV était soutenable. Ils confortent nos positions sur les délires de RFF concernant l'occupation des lignes actuelles ainsi que sur l'évolution du traffic, il argumente sur la nécessité de renforcer le train de proximité, défend et fait la promotion du POLT, ainsi que l'utilisation des lignes existantes comme étant la meilleure solution. Il contredit Fourcassier qui nous avait affirmé dans sa présentation la nécessite de constructions de lignes supplémentaires aux lignes existantes pour assurer le cadencement sur les lignes de proximité. ( Vidéo concernant l'intervention de Mr Claraco ) http://www.wat.tv/video/2011-01-27-reunion-publique-3bnw9_2icwl_.html

Bref encore une démonstration (par un expert) de l'inutilité de ce projet LGV.
On a bien fait de venir.

Après l'intervention du paysagiste le débat peut commencer. La température de la salle monte toujours et commence à s'agiter.
Le maire de St Jory intervient. Il ne m'a pas apparu comme étant un défenseur du projet LGV ni des propositions de l'USV.

La température continue de monter dans la salle.

 

Nous demandons à F. Simon (avant qu'il ne parte) d'expliquer l'approbation du groupe EE-LV au CR au budget du CR.

Il nous explique que les groupes EE-LV de l'ensemble des quatre régions concernées par la LGV se sont entendues pour défendre une position commune.
C'est pour eux la nécessité de garder une ligne de crédit (14M€) sur le BDX/TOURS pour financer demain, l'amélioration des lignes existantes.

Ils ne voteront pas le protocole de financement LGV au prochain Conseil Régional.
Ce sera la seule question de la soirée.

 

Il est 23h, la température dans la salle a atteint son point de fusion. Intervention d'une dame (certainement de l'Espinasse) très en colère, à la limite de la saturation des cordes vocales qui affirme ne rien apprendre à cette soirée et invite tous les mécontents à quitter la salle. C'est ainsi qu'une trentaine de personnes se lévent et se dirigent vers la sortie, sans oublier d'éteindre la lumière et de déclencher l'alerte (intrusion ou incendie).

 

http://www.wat.tv/video/2011-01-27-reunion-publique-3bpij_2icwl_.html

Sous une telle confusion tout le monde suit : Ce sera la fin de la soirée.

 

 

Lire la suite.

 La détermination des opposants au projet LGV paye à certains endroits. Meme si  on nous dit avec fatalisme que les dés sont lancés, c'est faux!  Pour preuve ce qui suit et les études précédemment énoncées donnant raison aux arguments avec lesquels les associations se battent.

 

 

 

Un enterrement de première classe pour la LGV branche sud : Ain Jura et Saone et Loire.

 

 

Sans l’annoncer officiellement, le ministère semble classer un dossier qui, depuis quelques mois, « freine plus qu’il n’avance ». Financement, fréquentation, vitesse, mixité… Chronique d’une mort programmée.



 

Source: Le Progrès

Où en est-on, sachant que le comité technique du 13 décembre a demandé de nouvelles études modales et de fréquentation ? Quels fuseaux, tracés, seraient envisageables ?

Le dossier de la ligne de train à grande vitesse semble désormais classé, voire enterré. Les départements concernés, Saône-et-Loire, Jura et Ain, voient s'éloigner le projet qui concernait la ligne ferroviaire   "Rhin-Rhône" dans leurs contrées

Rien n'est officiel pour l'instant. Pourtant, selon nos informations, la LGV branche  sud n'est plus d'actualité. Un dossier qui n'avance plus, plombé par  des questions qui vont de la vitesse à la fréquentation, sans oublier le financement.

La nouvelle n’est pas un scoop. Depuis plusieurs mois le dossier «freine plus qu’il n’avance» selon l’expression de Bruno Flourens, le directeur régional Rhône-Alpes de RFF en personne.

« Dites-leur de ne pas trop se creuser la tête pour savoir si le TGV passera au-dessus, au-dessous, à l’Est, à l’Ouest… La branche sud ne se fera pas. » La sentence émane d’une source proche du ministère. Que du « off », rien d’officiel, mais l’État semble bien préparer un enterrement de première classe. « La branche sud reste inscrite au schéma national des infrastructures de transports », précise le cabinet de Thierry Mariani. Et pourtant...

La branche sud déraille sur quatre obstacles majeurs.

Le financement:Évalué à 3,5 milliards d’euros constants. C’est énorme, d’autant qu’entre l’État, RFF et les collectivités, personne n’a chiffré sa participation.

La fréquentation: Estimation peu rentable au vu du cout.



La vitesse: gain d'une dizaine de minutes



La mixité fret/voyageurs: RFF en a fait son credo. Cette option est aujourd’hui battue en brèche.





 

 

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 18:57
Extrait de l'article paru ce jour le 26.01.2011 à 18h04  sur Objectif News
 
 

 

Le groupe Europe Écologie Les Verts du Conseil régional a présenté ses vœux mercredi 26 janvier dans ses bureaux de l’Hôtel de région. L’occasion pour son président de groupe Guillaume Cros de tirer un premier bilan des 9 mois passés au sein de l’assemblée régionale.

Guillaume Cros, président du groupe Europe Écologie Les Verts (EELV) au Conseil régional, entouré de cinq de ses membres, Gérard Onesta, Alain Ciekanski, Françoise Dedieu-Casties, François Arcangeli et François Simon, a présenté un premier bilan des actions du groupe, 9 mois après les élections de mai dernier.

• LGV
Sujet majeur de la prochaine assemblée plénière du Conseil régional, les
transports seront également un point de friction au sein de la majorité. Le président du groupe EELV a retenu trois sujets sur lesquels des divergences devraient apparaître : la LGV, l’aménagement de la RN126 entre Toulouse et Castres et la question de la traversée centrale des Pyrénées. Guillaume Cros a notamment prévenu que les 15 élus d’Europe Écologie Les Verts s’opposeraient à la convention de financement de la LGV et au protocole qui l’accompagnera. En cause, le coût du projet, son mode de financement et bien évidemment son impact écologique. Le groupe réaffirme ainsi sa position en faveur d’un réaménagement des lignes existantes et non d’une création........

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:49
Nos quotidiens locaux continuent à vanter les avantages et les avancées des projets de Lignes à Grande Vitesse dans toute la France en faisant fi de toutes les manifestations  anti LGV.
Hors dans toute la France, les opposants s'expriment en justifiant leur crainte, en justifiant leur désarroi, en justifiant leur colère avec toujours les mêmes arguments quelque soit la région.
Le travail de sape opéré  entre certains politiques et certains médias n'arriveront pas à démobiliser les anti LGV qui continuent à s'organiser.
Ci-dessous une vidéo de TF1 aujourd'hui. Vienne et Haute Vienne.
Mais aussi... au Pays Basque...
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 21:15

Il y a quelques jours un article paru dans La Dépêche montrait le ton méprisant de Mr Rousset à l'égard des opposants à la ligne LGV:

« Je m'étonne que 10 personnes qui posent un panneau puissent parfois avoir plus d'importance que l'immense majorité des habitants de cette région. »...sous entendu les résultats du dernier sondage de RFF. Mais ce n'est pas tout, Alain Rousset s'est presque mis en colère en évoquant les arguments « débiles » et « absurdes » d'un certain nombre d'opposants. Exemples cités par le président de la Région : « La LGV ne fera pas gagner de temps », « On pourra faire passer jour et nuit des trains sur la ligne actuelle », ou encore « On pourra rouler à 200 km/h sur la ligne existante ». IMG_0077.JPG

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C'est ainsi qu'hier, devant l'hotel de ville de Nérac qu' Alain Rousset était accueilli par une centaine de manifestants sous l'arche gonflable maintenant bien connu de nos amis de la coordination 47.  Le collectif Val de garonne - lomagne était également représenté .

 

 

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Tout au long de son passage Mr Alain Rousset était hué par les opposants qui portaient de nombreuses pancartes, sur l'une d'elle on pouvait lire: «M. Rousset, vous n'êtes pas le bienvenu chez les débiles».

Un semblant de débat s'est instauré sous l'arche entre les responsables des opposants et Mr Alain Rousset s'est vu entarter par une personne sortant du groupe d'opposants en colère.

Celui ci est rapidement rentré dans la mairie et par la suite a accepté de recevoir une délégation d'une dizaine de participants  ...  pour leur dire quoi?

Rien de bien nouveau.  Quelques excuses sur ses propos tenus lors de ses voeux et  sur la démonstration que les études complètes et objectives n'avaient pas été faites sur la ligne Bordeaux -Toulouse, il propose un échange avec une commission d'expert.... La délégation ressort peu satisfaite de cet entretien et c'est sous les hués des manifestants que Rousset ressortira de la mairie.

Allons nous aller au rapport de force?

 

 

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 21:46

 Article trouvé sur le site des transports publics et de la mobilité. Mobili Cités.

Transport développement intermodalité environnement (TDIE), le Think tank du transport et de la mobilité, lance une étude sur la rentabilité des futures lignes à grande vitesse (LGV) inscrites dans le cadre du Grenelle de l'environnement et qui seront ouvertes à la concurrence.



2 000 km de lignes à grande vitesse sont prévues dans le Grenelle. TDIE se demande à quel prix. ©DR - Cliquez pour agrandir la photo
Cela vaut-il la peine de construire des nouvelles lignes à grande vitesse ? TDIE, le Think tank du transport intermodal, lance un pavé dans la mare avec une étude sur la rentabilité de ces futures lignes inscrites dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

D'ici à 2020, le réseau ferré à grande vitesse devrait en effet s'étoffer de 2 000 nouveaux kilomètres, pour les projets suivants  : 
  • la ligne Sud‐Europe Atlantique,
  • la ligne Bretagne‐Pays de la Loire
  • l'arc méditerranéen
  • la desserte de l'est de la France
  • l'interconnexion sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France
  • les accès français au tunnel international de la liaison ferroviaire Lyon‐Turin.
Soit 50 milliards d'euros de besoins de financement, hors liaison ferroviaire Lyon-Turin. "Dans quelle mesure Etat, les collectivités locales, les usagers seront-ils sollicités pour le financement de l'exploitation ? Sont-elles les seules solutions concevables pour répondre valablement à la demande de mobilité des Français ou peut-on
concevoir de la faire par des projets alternatifs, moins coûteux et plus rapidement réalisables ?", s'interroge l'association dans un communiqué du 4 janvier 2011.

Dans cette étude, TDIE prévoit de s'intéresser à des solutions alternatives à la grande vitesse (à 220-250 km/h), qui pourraient "fonctionner à la fois sur le réseau actuel modernisé et adapté, ou sur les infrastructures nouvelles. L'aspect économique coût/km sera bien sûr comparé", indique l'association. La publication des conclusions définitives de l'atude est attendue fin 2011 "au plus tard".

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 22:46

Le 17 décembre la Dépêche du midi relatait une polémique à grande vitesse au sein de la communauté urbaine entre les élus du grand Toulouse.

 

Si le protocole d'accord entre Bordeaux et Toulouse et la convention de financement pour Bordeaux-Tours ont été adoptés ce sera sans le groupe écologiste qui a défendu farouchement son point de vue sur le projet: « Nous sommes favorables à ce que Toulouse ne soit plus à 5 heures de Paris mais nous voulons un autre moyen d'y parvenir » affirme Jean-Charles Valadier (Europe Ecologie-Les Verts). Il dénonce « un coût exorbitant » ainsi que le spectre d'une « privatisation rampante », suggérant de reporter ces investissements sur le développement d'un train d'agglomération." Ce à quoi Pierre Cohen le maire de Toulouse qui est aussi Président de la Communauté Urbaine du Grand Toulouse réplique:" la LGV relève de la responsabilité de l'Etat et qu'il doit la financer intégralement".  Mais, lance-t-il aux écologistes, « il faut être responsable : l'Etat n'a jamais considéré la LGV Paris-Toulouse comme une priorité et nous ne l'aurons que si les collectivités locales se battent pour l'obtenir ». Avant de lancer aux élus écologistes,   « S'il ne faut pas l'avion, s'il ne faut pas le TGV, s'il ne faut pas la voiture, je crains qu'une piste cyclable jusqu'à Paris ou Barcelone ne soit pas suffisante ».

Quel humour! Pour un sujet aussi sérieux qui actuellement touche de façon dramatique un bon nombre de la population. Face à une argumentation sensée l'humour méprisante est la meilleure attitude lorsque l'on a pas soit même de justifications valables pour défendre sa  position.

 

 

 Jean Paul  a trés vite réagi  a adressé à Monsieur Pierre Cohen une lettre ouverte dont copie ci-dessous.

 

 

A la dernière réunion du Grand Toulouse vous avez répondu à des observations de bons sens des élus écologistes par cette phrase rapportée par La Dépêche du Midi :

 « S'il ne faut pas l'avion, s'il ne faut pas le TGV, s'il ne faut pas la voiture, je crains qu'une piste cyclable jusqu'à Paris ou Barcelone ne soit pas suffisante ».

L’humour a quelques droits que je ne néglige pas, mais sur le dossier de la LGV, quand il s’agit pour le Grand Toulouse de financer le tronçon Tours-Bordeaux, un peu de sérieux me semble de rigueur, vu en particulier les mensonges diffusés par le journal qui vous cite.

S’il ne faut pas la LGV ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas le TGV et cette confusion organisée par les pouvoirs en place est la pire des désinformations. Toulouse-Paris en TGV c’est possible depuis longtemps mais à une vitesse moindre qu’espérée par certains. Pour augmenter cette vitesse il y a deux solutions : rénover la ligne existante (ce qui a justement été fait sur Bordeaux-Tours pendant des années) ou construire une nouvelle ligne. En disant NON au paiement de la LGV Tours-Bordeaux c’est attirer l’attention sur le gaspillage le plus phénoménal de ces dernières décennies… et ce n’est pas en appeler à la piste cyclable. C’EST LE CONTRAIRE. Dire Non à la LGV c’est DEFENDRE LE RAIL. Depuis 1980 la stratégie de la LGV (non celle du TGV) a plombé les finances de la SNCF puis de RFF (alors que nous étions sur les tronçons les plus rentables) ce qui induit des fermetures de lignes et des dégradations de lignes, la ligne POLT en étant un bel exemple vu qu’elle ne permet plus les performances anciennes du Capitole (et faire croire qu’elle va être rénovée c’est se moquer du monde).

Quant à la dite stratégie Malvy : « On ne paie pas tout pour Bordeaux-Tours jusqu'à ce que Toulouse-Bordeaux se fasse » je sais bien que Tours contient une partie du mot Toulouse, mais je sais aussi que de toute façon les paiements sont échelonnés sur 15 ans donc cette stratégie est de l’embrouille. Le Grand Montauban sous la direction de Madame Barèges (UMP) vient d’acter le paiement de 200 000 euros pour 2011 ce qui est la première étape d’un versement total de 3 millions d’euros. Je ne sais la somme actée du Grand Toulouse mais je sais que le total est de 52 millions d’euros et j’imagine que la somme actée a dû être de trois millions d’euros (peut-être le journal qui vous cite la donne-t-il quelque part). Quand il faudra payer Toulouse-Bordeaux alors là c’est plus colossal encore.

Enfin sur la centralité de Toulouse : elle est donnée par la ligne POLT, si bien que pour le moment l’essentiel de Paris-Barcelone passait par Limoges-Toulouse mais qu’à présent avec la LGV Perpignan-Figueres elle va passer par la vallée du Rhône. Avec les stratégies LGV, Toulouse devient Too Loose et Bordeaux se frotte les mains.

N’ayant pas l’intention de vous faire perdre votre temps je conclus rapidement : quand un citoyen me dit que je veux en revenir à l’âge de la bougie en disant oui aux lignes existantes, je l’excuse car je sais qu’il est désinformé, mais quand un maire de Toulouse reprend les mêmes sornettes, lui qui connaît parfaitement le dossier, je considère qu’il savonne la planche sur laquelle qu’il est assis, en ridiculisant un monde politique devenu simple serviteur de puissances économiques, et pour un membre du Parti socialiste, ce n’est pas de bonne augure.

19-12-2010 Jean-Paul Damaggio

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 23:54

 

Les élus régionaux EE nous ont communiqué un quatre pages qui sur toutes les régions concernées par le projet SEA (les LGV Bordeaux Tours, Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Limoges-Poitiers) affirment des positions que défend le Collectif Val de Garonne Lomagne, à savoir : rechercher dans le contexte actuel à voir s’il n’est pas plus judicieux de faire rouler le TGV sur la ligne actuelle AMELIOREE que sur une LGV. Oui, il faut réduire le temps de trajet Toulouse-Bordeaux mais en cherchant d’autres moyens que la LGV. Et par ailleurs le choix du PPP est largement remis en question.

Il y a eu un échange d’informations autour de ces points, en particulier la référence à la position du Sénat, reprise dans le quatre pages EE, comme quoi il faudrait plutôt se pencher sur les trains de proximité que sur les LGVs.

Concrètement, comment permettre un développement du débat ?

Le Collectif avait demandé tous les éclaircissements possibles quant à la prochaine séance du Conseil régional du 20 décembre qui va décider du vote du budget 2011. Ils nous ont été donnés : le budget consacre une ligne à la LGV (la part annuelle du vote de 102 millions d’euros) et sur ce point les élus EE vont proposer un amendement pour que cet argent reste en affectation de paiement, et ne passe donc pas en crédit de paiement, une subtilité qui a son importance. Dans le premier cas, l’argent reste dans les caisses en attente d’explications plus claires. Dans l’autre cas, l’argent est prêt à être mis en paiement aux dates décidées par les autorités et le débat sur ce point est clos.

Or il ne peut pas être clos car ce vote financier n’est qu’un volet d’un point plus global : la signature de la convention juridique de financement RFF-Vinci. Les Régions Aquitaine et Poitou-Charente ont voté cette convention ce qui n’est pas le cas de Midi-Pyrénées qui attend des garanties pour que dans la foulée de Bordeaux-Tours, le chantier de Bordeaux-Toulouse s’engage.

L’idée est donc de faire monter l’opposition des départements limitrophes à Toulouse (position plus facile que sur Toulouse même) qui, s’ils ne paient pas, bloquent le processus, la région Midi-Pyrénées refusant de son côté à jouer les pompiers et à payer pour les absents.

Nous avons évoqué un possible regroupement des élus qui pourraient appuyer la démarche engagée, comme c’est le cas en Lot et Garonne ou dans le Sud-Gironde.

Si, au-delà des élus EE, d’autres se manifestent dans ce sens, ce projet pourrait être étudié mais pour le moment, en Midi-Pyrénées, ce mouvement d’élus n’est pas en pointe. Il existe cependant des maires isolés de diverses tendances qui sont connus comme favorables au TGV sur les lignes existantes améliorées.

 

Parmi les informations échangées notons le refus de Charles Marziani, vice-président aux transports, de permettre à une élue d’accéder à l’étude de RFF sur les lignes existantes sous prétexte d’une clause de confidentialité signée par ailleurs. Cette clause existe mais seulement sur la question des financements (elle est totalement anormale) et non sur la question des études. Il est inadmissible de constater qu’un organisme comme le Conseil régional qui a participé au paiement de l’étude de RFF ne puisse avoir accès à une partie de cette étude… si elle existe.

Nous notons aussi que dans le Lot des élus s’opposent à la LGV, sachant très bien que l’argent qui sera englouti sur cette infrastructure, signe la mort de la ligne POLT. Il reste à savoir comment cette colère se manifestera au moment de voter pour ou contre le financement de la LGV Tours-Bordeaux à Cahors, Rodez ou ailleurs.

Comme nous l’avons indiqué depuis le début, nous suivrons l’évolution du dossier, de la réflexion et des propositions et nous ferons connaître les engagements de chacun.

Collectif Val de Garonne Lomagne

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 23:34

 

 Article trouvé sur "Le Post "

 

PPP LGV TGV



Le projet LGV SEA, avec son système de financement révolutionnaire le PPP avait suscité l’enthousiasme du Grenelle de l’Environnement, et Jean Louis Borloo ministre de l’environnement. La Grande Vitesse ferroviaire devait prendre des parts de marché à l’avion et à la voiture. Les premières LGV ont été financées en majeure partie par la SNCF. « La dette contractée à l'époque, depuis récupérée par RFF, est un fardeau qui pèse encore aujourd'hui sur le système ferroviaire », rappelle un expert du secteur.

 

 

Récemment, on a eu recours aux subventions publiques à hauteur de 80 % pour le TGV Est. Guère envisageable dans le contexte budgétaire actuel.

 

 

Le PPP  ( Partenariat Public- Privé) pour la LGV SEA apparait comme la solution financière salvatrice, permettant de diviser par deux le montant du financement public.

3 ans après cette envolée d’euphorie, l’avion sur rail suscite aujourd’hui une voltige d’inquiétude qu’il ne fasse en définitive décoller le coût du rail jusqu’à le ruiner.

TGV-LGV : Mettre l’avion sur rail fait décoller le prix du rail jusqu’à le ruiner. Dans un article du journal Les échos du 10 décembre 2010 « ce projet Sud Europe Atlantique (SEA) doit contribuer à mettre sous tension tout le système ferroviaire » reconnaît un cadre de RFF (Réseau Ferré de France, le propriétaire des rails)

 

 

Dans un PPP qui s’apparente comme l’indique l’association ATTAC à un « Partenariat Pigeon Plumé », réf RFF déjà endetté à hauteur de 28 Milliards € devra investir 2 Milliards € au côté de Vinci, qui voit ainsi sa participation prévu à  50 % initialement réduite à moins de 30%.

RFF qui touche des péages aujourd’hui sur tous les TGV de la ligne Paris Bordeaux soit sur 587 km  environ 500 millions €, se voit obliger de céder 284 km de LGV à Vinci soit plus de 250 Millions €/an.

RFF vient justement de tirer le signal d’alarme, il n’est plus en mesure financièrement de faire son métier, c’ est-à-dire au minima d’entretenir le réseau ferré existant. réf

« A la SNCF, certains dirigeants ne décolèrent pas : le montage financier devrait aboutir à… un doublement des péages acquittés à RFF pour faire circuler les trains entre Tours et Bordeaux, siphonnant du coup les marges de la compagnie ferroviaire. » Les échos

La SNCF vient justement de perdre un procès contre un usager l’accusant d’avoir perdu une journée de travail à cause d’un problème d’aiguillage. « C’est le mauvais état du réseau qui est responsable d’un grand nombre de retards. » avoue un responsable de la SNCF en confirmant qu’un train sur 10 arrivait en retard. réf

L’entreprise ferroviaire déjà endetté de 24,9 Milliards €, avec un déficit de gestion de 980 Millions € en 2009, prend de plein fouet ce coût supplémentaire de doublement du péage des TGV qui touchera aussi les lignes existantes. RFF prévoirait d'augmenter les péages de l'actuelle ligne Tours-Bordeaux dans des proportions équivalentes à SEA (entre +80 % et +155 % en fonction de la taille du train d'ici à 2016) !

Le coût des péages est de l’ordre de 30 à 40 % de prix du billet de train. Ce qui laisse présager une augmentation du prix du billet de train du même ordre de grandeur : 30 à 40%

Cette situation explique que certains dirigeants de la SNCF n'aient jamais caché leur opposition à ce montage financier, jugé intenable et voué à être renfloué par l'Etat.

Les actionnaires de Vinci sont confiants et pour cause. En 2007, le coût de l’ouvrage était estimé à 5,2 Milliards €, il a été augmenté à 7,8 Milliards € et donc la part financée par le public est aujourd’hui supérieure à l’estimation du coût de l’ouvrage en 2007. Réf Vu que les actionnaires de Vinci, sont en même temps ceux qui touchent les bénéfices de la réalisation en tant que maître d’ouvrage, que pourront ils bien perdre dans ce Partenariat Pigeon Plumé ?

« le consortium privé investit dans la concession 750 millions d'euros en fonds propres, et surtout s'endette de 3 milliards. Or, plan de relance oblige, l'Etat « garantit à 80 % la dette ultime, à hauteur de 2,5 milliards d'euros. Donc pour les banquiers, peu importe que les recettes de trafic ne couvrent pas l'emprunt. Ils ont été nombreux à vouloir un ticket sur les 3 milliards de dette que la garantie permettait », poursuit cette source. Quant aux fonds propres, ils seront couverts en partie pour Vinci par la marge que fera le groupe sur les travaux de construction. « Vinci a un haut niveau de sécurisation », estime un proche du dossier. » Les échos

A l’heure où Sud Rail réf, la SNCF, RFF dénonce le mode de financement de l’avion sur rail, 15 500 manifestants à Bayonne montre encore une fois l’ampleur de l’antipathie montante du modèle révolu d’avion sur rail. Réf

Jusqu’à quelle profondeur d’endettement abyssal des finances publiques et des entreprises ferroviaires faudra t’il descendre, jusqu’à quelle hauteur en puissance de la colère populaire faudra t’il monter avant que nos grands élus politiques, et grands planificateurs de projets extravagants se libèrent de leur fétichisme à Grande Vitesse.

 

 

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