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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 09:52



Le réseau ferroviaire français "n'est aujourd'hui pas en état de marche", a affirmé le représentant de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) lors de la conférence des sillons ferroviaires qui s'est déroulée le 31 mars 2011 pendant le Salon international de transport et de la logistique (SITL), à Paris.

"Les entreprises ferroviaires ont aujourd'hui beaucoup de mal à réaliser leur trafic sur le réseau ferré national et à garder la confiance de leurs clients. La crise des sillons en est la cause structurelle", a déclaré Jacques
Damas, président de la Commission des affaires ferroviaires de l'UTP et directeur général sécurité et qualité service ferroviaire de la SNCF, lors de la 9e conférence nationale consultative sur les sillons qui se déroulait fin mars 2011 pendant le SITL, porte de Versailles, à Paris.

L'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) dénonce une "crise des sillons" (créneaux de circulation) qui affecte l'activité des utilisateurs des voies ferrées françaises. Le syndicat professionnel regroupe neuf entreprises ferroviaires (fret et voyageurs) : Colas Rail, EuRailCo, Euro Cargo Rail, Europorte, Eurostar, Keolis, SNCF, VFLI, la filiale Veolia-Trenitalia.
 

"Les équipements font cruellement défaut"

"L'origine de cette crise des sillons, c'est le fait que le réseau ferroviaire français n'est pas aujourd'hui en état de marche", a-t-il relevé, prenant à témoin Hubert du Mesnil, président de Réseau de France (RFF), gestionnaire de l'infrastructure.
Selon lui, les membres de l'UTP "savent (...) qu'il faudra du temps pour remettre le réseau ferroviaire en état de fiabilité" et pour "l'améliorer par des équipements qui font cruellement défaut quand on le compare à d'autres réseaux européens".

Mais, en attendant que soit mené à bien le plan de régénération en cours, les entreprises ferroviaires "attendent des équipements complémentaires pour désaturer quelques secteurs très localisés mais qui conditionnent le développement voire la poursuite même de certains trafics" et des "améliorations urgentes sur ce qui est possible tout de suite ou très vite".

L'UTP a regretté notamment le manque d'information "à l'avance et fiable" sur les travaux qui empêchent temporairement la circulation des trains: "ne pas pouvoir dire à au moins deux mois si un train va pouvoir passer ou pas n'est pas supportable pour les transporteurs tout simplement parce que ce
n'est pas supportable pour leurs clients".

Des clients qui feront "implacablement" le choix d'un autre mode de transport si le ferroviaire lui fait défaut à la dernière minute, a conclu Jacques Damas
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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:44

LGV_mur.gif

 

Slogan vu et entendu au Pays Basque lors des manifestations, c'est ce qui clarifie les propos du président de la SNCF Guillaume Pepy , propos recueillis dans le journal "Le Monde" du 26 Mars 2011.

Guillaume Pepy dénonce l'impasse du système RFF-SNCF, considérant qu'avec la dissociation entre le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire et e transporteur, "nous allons vers une impasse financière. Notre systèmeRFF-SNCF n'a pas d'avenir."

"Le financement des lignes à grande vitesse ne peut se faire au détriment du financement du réseau existant. La question est: voulons nous un réseau LGV de pointe connecté à un réseau classique en déshérence?"

 

Le financement du Bordeaux-Tours devrait être voté dans les prochains jours, espérons que nos politiques tiennent compte de ces éléments importants.

L'interview ci dessous a été recueilli par Benoît Hopquin et Jean Michel Normand.

 

 

Le Monde 26 mars 2011

Le transport ferroviaire peut-il être rentable ?

Le système ferroviaire ne s’autofinance dans aucun pays. C'est comme si on disait que les routes vont être financées par les automobilistes. Hors autoroutes, le réseau est largement payé par la collectivité. Croire que le contribuable va se désengager, et que le voyageur ou le chargeur vont assurer seuls le coût, n'aboutirait qu'à creuser les pertes. Trop ponctionné, le client reviendrait alors à la route. L'infrastructure serait étendue mais de moins en moins utilisée. Un non-sens !

La création de transports collectifs n'est pas rentable, du moins tant que les coûts externes (accidents, temps perdu dans les embouteillages, pollution...) ne sont pas mesurés et intégrés. Il manque de l'ordre de 1 milliard d'euros par an dans le financement du ferroviaire. Il faut avoir le courage de développer une ressource propre au transport durable, assise sur des coûts externes : taxe carbone, taxe à l'essieu, eurovignettes, péage urbain ou autre. Il faut développer une fiscalité écologique qui profite aux systèmes de transport vertueux.

Que pensez-vous des nouveaux projets de lignes à grande vitesse prévus par le Grenelle de l'environnement ?

Le TGV est une fierté française. C'est très ambitieux de construire quatre lignes en même temps quand, jusque-là, on les construisait une par une. Ce faisant, le risque est de faire exploser les péages demandés par RFF ou les concessionnaires. Sur la nouvelle ligne Tours-Bordeaux, les péages prévus, assez dissuasifs, ne permettraient pas de faire circuler davantage de trains pour rentabiliser la ligne. On risque d'avoir un trafic supplémentaire bien plus faible qu'espéré.

La SNCF n'a-t-elle pas elle-même succombé au tout-TGV dans le passé?

Le risque est de se retrouver avec des lignes à grande vitesse de plus en plus longues et de moins en moins utilisées. La construction d'un réseau de LGV en France, c'est l'affaire d'une génération, pas de quelques années. Enfin, le financement des lignes à grande vitesse ne peut se faire au détriment de celui du réseau existant.

Ma priorité - et celle fixée par le chef de l'Etat dans ma lettre de mission -, ce sont les trains du quotidien. La SNCF sait ce qu'elle doit au TGV, qui est aujourd'hui la troisième activité après nos trains du quotidien et la logistique de marchandises. Je suis un militant convaincu du réseau classique. D'autant que certaines lignes de banlieue sont aussi dans une impasse. Il est irrationnel, par exemple, d'installer des entreprises le long des lignes de RER aujourd'hui saturées. Cela ne peut que générer une médiocre qualité de service.

 

Le Monde 23 mars

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, plaide pour une mise en commun des réseaux ferrés français et allemand dans un entretien à paraître jeudi 24 mars dans le quotidien économique allemand Handelsblatt. "Fusionner les réseaux français et allemand est un projet très prometteur. Cela serait une véritable idée stratégique pour l'Europe", a-t-il dit, selon un extrait de l'entretien diffusé à l'avance.

Pepy critique par ailleurs le système allemand qui permet à la compagnie publique, Deutsche Bahn, de conserver sa mainmise sur le réseau, alors qu'en France l'infrastructure ferroviaire a été transférée au sein d'une entreprise publique séparée, RFF (Réseau ferré de France). "Quand un opérateur ferroviaire conserve le contrôle du réseau ainsi que les recettes liées au réseau, et qu'il décide également de l'accès à ce réseau, il a un avantage injustifié", a estimé M. Pepy, qualifiant Deutsche Bahn d'"acteur dominant" en Europe.

La SNCF et la Deutsche Bahn coopèrent sur des liaisons transfrontalières, ce qui ne les empêche pas d'avoir un certain nombre de différends. Deutsche Bahn déplore ainsi régulièrement que le marché français lui reste fermé, alors que des compagnies françaises, dont une filiale de la SNCF, opèrent en Allemagne.

De son côté, la Deutsche Bahn est régulièrement accusée de négliger l'entretien de son réseau, qui lui assure de confortables revenus. Le gouvernement allemand a cependant confirmé récemment le contrôle de la compagnie sur ce dernier. Cette décision est très critiquée par le parti libéral FDP, allié au gouvernement du parti conservateur CDU de la chancelière, Angela Merkel.

 

 

 

 

 

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 22:39

 

Le 27 mars 2011, suite à l'arrêté du maire de Castelsarrasin (voir article plus bas), le référendum citoyen n'a pas eu lieu,

Par respect aux personnes qui s'étaient renseignées le 20 mars lors de la distribution des 2000 tracts et qui souhaitaient voter, quelques organisateurs s'étaient détachées pour signaler cet état de fait.

8h du matin, deux chaises et une table sur laquelle était déposée la photocopie de l'arrêté, autour du cou un petit panneau « Référendum interdit, Démocratie bafouée »

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Sur une voiture un panneau

Référendum citoyen.

Et barré en rouge: PAS DE REFERENDUM.

 

 

Rien de bien anormal si ce n'est le fait de se trouver sur le parking.

Des « autorités » de Castelsarrasin ont surement perdu leur sang froid, ils se sont précipités vers le petit groupe (3 personnes) et ont renversé tables et chaises, arrachant également le panneau sur la voiture.

 

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Que craignaient-ils?

Il n'y avait pas transgression à l'arrêté, simplement une explication à l'annulation du référendum.

Il est a rappelé que d'autres référendums de ce type ont eu lieu dans d'autres départements sans rencontrer de difficultés.

 

Ci dessous l'article paru sur le blog des Éditions la Brochure http://la-brochure.over-blog.com . Blog que je vous conseille d'aller consulter régulièrement. 

 

L’idée était simple : le 20 mars informer les citoyens avec quelques arguments pour et contre la LGV pour les inciter à voter le 27 mars : Oui à la LGV, Non à LGV ni ici ni ailleurs, Blanc(1). Après une journée de distribution paisible et riche en discussions, d’un tract, le 20 mars, voilà qu’un arrêté municipal interdit ce référendum le 24 mars. Peu soucieux de chercher l’incident, les organisateurs (les Editions la Brochure) se sont inclinés. Donc, le 27 mars, ils ont souhaité distribuer, à distance respectable des bureaux, l’arrêté de la mairie.

Surprise : non seulement le référendum était interdit, mais il était aussi interdit de faire connaître cet interdit ! Surprise d’autant plus grande qu’il n’y avait pas parmi les deux candidats en lice, un pro-LGV contre un anti-LGV. Un entretien télé montre sur ce point que les idées de l’un restaient proches de celles de l’autre ! (nous disons « restaient » puisque les deux candidats sont issus du même parti, le PRG).

Surprise d’autant plus grande qu’il y a six mois, le maire de Castelsarrasin nous avait assuré que la population était très favorable au projet, ce que le référendum, réalisé sous les yeux des citoyens, aurait dû confirmer.

En partant, nous avons croisé un électeur dépité de n’avoir pu mettre son bulletin dans l’urne du référendum et qui nous expliqua : « il n’y a pas si longtemps quand on n’avait pas de voiture, on pouvait prendre le train pour réaliser des examens médicaux à Montauban. A présent, il faut utiliser le taxi qui coûte cher à tout le monde. Comme beaucoup, je n’ai jamais pris le train pour aller à Paris, et je sais que ces nouvelles lignes à grande vitesse détruisent la gare de Castelsarrasin. »

Non, ce n’est pas un témoignage inventé, c’est un type de propos considéré comme quantité négligeable par les divers maîtres de la France ou du Département. Il nous conforte dans notre démarche démocratique : le peuple a droit à la parole.

Pour une part, les autorités ont gagné : nous ne pourrons pas diffuser les résultats du vote.

Pour une autre part, elles ont perdu : l’interdiction aggrave leur part d’illégitimité.

La LGV est un projet illégitime que nous continuerons de dénoncer, en contenant notre colère devant les arguments d’autorité, en guise de réponse à des arguments démocratiques.

27-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 21:13

 

Commentaires recueillis sur le blog du journal des lecteurs de Sud Ouest,

 

 

Différence de point de vue sur la LGV.

 

 

Depuis  que l‘annonce a été faite  d’un projet de  Ligne Grande Vitesse  qui desservirait le Sud-Ouest, des prises de positions diverses s’affrontent. Loin de moi de  considérer comme inutiles  ces débats d’idées. Ils ont le mérite de donner à chacun, dans un pays où nous avons la chance de bénéficier de la liberté d’expression, le moyen de défendre un point de vue personnel sur le sujet 



Alors on s’interroge, on interroge, on mobilise.
Comme tout un chacun, j’ai envie d’entrer dans le débat, avec mes idées et mon jugement.

Homme de ma génération, combien j’apprécie aujourd’hui d’utiliser le train, les routes, les autoroutes, l’avion  pour mes déplacements professionnels, familiaux et touristiques, et y compris les canaux de navigation pour découvrir nos régions par le cœur.

Imagine-t-on ce que furent, en leurs temps,  l’âpreté des discussions, les controverses entre riverains et administration pour creuser ici et non là, construire un pont  ou creuser le canal, traverser une forêt ou un champ, longer une propriété, définir un faisceau de 500 mètres de large pour implanter une autoroute.

Nos anciens qui n’étaient que des citoyens-propriétaires comme nous, ont dû s’accrocher souvent, mais l’intérêt général eut le dernier mot.  Grâce à eux, au XXIéme siècle, nous  ne roulons plus en calèches ou impériales. 

Opportunité ou pas Opportunité ou pas d’une LGV ?   Pour être vrai, il faut d’abord expliquer la réalité du projet.  « Vendre » la LGV comme le moyen de gagner seulement quelques minutes sur le trajet Agen -Paris, constitue  à la fois une erreur délibérée et une tromperie. Si la LGV ne devait répondre qu’à cet impératif,  Oui le projet serait fou, extravagant et même outrancier et rejetable.  Par contre si on veut bien lui donner sa vraie raison d’exister, on lui donne du même coup sa légitimité.


La  L.G.V.  n’est pas faite pour rapprocher Paris d’Agen et de Montauban.  Elle a pour but  (et c’est une nécessité) de relier le  Grand Sud-Ouest  au reste de l’Europe. Alors, qu’est ce que le Grand Sud-Ouest ?  Quittons notre chauvinisme bien français.  Certes nos régions d’aujourd’hui (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc–Roussillon) constituent géographiquement le sud-ouest de la France. Mais si l’on rajoute et il le faut, le Portugal et l'Espagne,  nous réalisons  le Grand Sud-Ouest de l'Europe  relié par  la LGV à tous les Etats au-delà et en deçà des Alpes, du Rhin, du Rhône et du Danube, et tombent du même coup les affirmations mille fois entendues : « le Sud-Ouest est si loin et si isolé  qu’il ne semble pas faire partie intégrante de l’Europe ».


Nos anciens ont été conscients qu’ils travaillaient pour nous.  Avons-nous conscience de travailler pour nos petits-enfants, certes à une autre échelle, la nôtre ?       

François 

 

 

Réponse de Rose:

 

Votre plaidoyer pour la LGV aurait du sens s’il s’agissait vraiment de désenclaver un territoire nu de toute autre infrastructure moderne. Or il n’en est rien : le TGV vient déjà chez nous en roulant à grande vitesse et ne pourra pas rouler beaucoup plus vite sur les nouvelles voies (exemple 220 km/h maximum de Dax à la frontière espagnole).


-Si les marchandises transportées saturaient les voies de façon exponentielle.

Or il n’en est rien : le volume n’a cessé de décroître depuis plusieurs années, aidé en cela par la politique de suppression des wagons isolés, de diminution de personnel, des lobbies routiers répondant mieux au besoin de souplesse des chargeurs, au trajet court emprunté par la majorité des biens, et encouragés par la politique tarifaire en vigueur dont on ne voit pas très bien pourquoi elle changerait.


-S’il était question de desservir mieux tout le territoire au bénéfice de tous. Or il n’en est rien, d’une part parce qu’une LGV suppose aussi de la très grande vitesse avec des arrêts limités à quelques grandes gares, d’autre part parce qu’à part les prix d’appel, les tarifs des voyages sont prohibitifs et concurrencés par la voiture dès que vous êtes plusieurs.


-Ne parlons même pas du schéma financier, vous conviendrez qu’il est particulier (un PPP dont le privé paie la part la plus faible et récolte ensuite tous les bénéfices, une Europe quasiment absente alors qu’on nous vend un projet « européen »), et particulièrement injuste pour les plus faibles, ceux qui ont le moins de chance de profiter de cette très grande vitesse vont payer plus cher que tous les autres : ils payent déjà l’augmentation de TIPP décidée par notre région, alors qu’ils sont forcés de rouler plus pour aller se loger loin (les loyers inabordables aux riches qui disposent par la même occasion des transports en commun, le reste aux pauvres qui sont forcés de consommer du gasoil), ils paieront aussi au travers des taxes locales, et pour peu qu’ils aient le « privilège » de faire partie de la « classe moyenne », ils y laisseront aussi des plumes à travers leurs impôts sur le revenu.

Avec un peu de chance ils se taperont aussi les désagréments d’un chantier, la vue à vie sur un magnifique remblai, le doux chant d’un train toutes les 5mn, et leur petite maison dans la campagne tranquille n’aura plus aucune valeur.


Nos anciens ont eu la vision d’un progrès partagé par tous et dont nous avons tous profité, mettant à mal en 100 ans l’avenir de notre planète et ses richesses. Nous nous devons d’avoir la vision des dettes et du schéma de société que nous laisserons à nos enfants, et à l’heure où tout le monde serre la vis, où le travail manque pour beaucoup, où la surconsommation est remise en question, où nous mettons l’avenir de l’humanité en péril à force de jouer avec des atomes invisibles, nous ne sommes pas convaincus que de nouvelles lignes LGV, sur consommatrices d’énergie qui plus est, soient la panacée en matière de progrès.
Le mieux est l’ennemi du bien. Soyons sages, construisons bien pour tout le monde.

 

le 28/03/2011

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 14:08

Un référendum citoyen sur la LGV était en préparation pour dimanche 27 mars 2011, afin de recueillir l'avis des habitants du secteur de Castelsarrasin. Un arrété vient de tomber INTERDISANT ce référendum. (Voir ci dessous).

Il est vrai que ce référendum pouvait contrarier les précédents sondages derrière lesquels nos politiques se référent, c'est à dire 90% de la population  soi-disant pour le projet. Si tel est réellement le cas, pourquoi interdire un référendum qui permettrait aux citoyens de s'exprimer alors que jusque là leur parole n'est pas entendue?

A suivre... On vous tient au courant.

 

Commune de Castelsarrasin

Arrêté municipal portant interdiction d’un « référendum citoyen » sur la LGV le 27 mars 20911

 

Monsieur Bernard DAGEN, Maire de la Commune de Castelsarrasin,

VU le Code Général des Collectivités Territoriales et notamment ses articles L.2212-1 et

VU les articles L.49 et R.26 du Code Electoral,

VU la lettre de Monsieur DAMAGGIO Jean-Paul, domicilié à Angeville (82210), en date du 16 mars 2011, confirmant l'organisation d'un « référendum citoyen » sur la LGV le 27 mars 2011 « pour les inscrits aux bureaux de vote de la salle Jean Moulin de Castelsarrasin de 8h00 à 18h00 avec ume et isoloir », tel que cela résulte des documents distribués ou publiés sur Internet par l'organisateur (Editions La Brochure),

CONSIDERANT qu'au vu des messages publiés par l'organisateur, il ne s'agit pas réellement d'un référendum (oui ou non à une question précise non orientée) mais de la poursuite sous une nouvelle forme, de la dénonciation de la réalisation de la Ligne à Grande Vitesse (LGV).

CONSIDERANT qu'en s'installant dans les lieux de vote ou à proximité immédiate, ce « référendum citoyen» est de nature à compromettre la sérénité du scrutin mais aussi à entraîner une confusion dans l'esprit des électeurs, voire à exercer une pression indirecte sur les électeurs,

CONSIDERANT que le Code Electoral interdisant toute forme de propagande électorale le jour du scrutin, la réalisation de ce référendum, le 27 mars prochain (2eme tour des cantonales), est donc susceptible de conduire à une annulation de l'élection par le juge administratif, dans la mesure où une telle manifestation pourrait être considérée comme un soutien indirect à un candidat.

CONSIDERANT que, compte tenu des motifs qui précèdent, il y a lieu de prendre les mesures d'interdiction qui s'imposent,

VU l'avis de la Préfecture en date du 23 mars 2011,

 

ARRETE

Article 1er : L'organisation du « Référendum Citoyen », prévue le 27 mars 2011 concernant la Ligne à Grande Vitesse (LGV), à l'initiative de Monsieur DAMAGGIO Jean-Paul agissant au nom des Editions «La Brochure», est INTERDITE Salle Jean Moulin et ses abords, y compris le parking.

Article 2 :

Ampliation du présent arrêté sera transmise à :

Monsieur le Sous-Préfet de Castelsarrasin

Monsieur le Commissaire de Police

Madame le, Commandant de Gendarmerie

Et notifiée à

- Monsieur DAMAGGIO Jean-Paul — 82210 ANGEVILLE agissant au nom et pour le compte des Editions «La Brochure ».

Fait à Castelsarrasin, le 24 mars 2011

 

Le maire B. Dagen

 

CERTIFIÉ EXÉCUTOIRE PAR LE MAIRE compte tenu de l'envoi en Sous-Préfecture le 24/13/11 et de la publication le.24/3/11

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 23:14

Mon blog est certes  au ralenti actuellement ... l'association du collectif Val de Garonne Lomagne est pourtant trés active.

 

  

Communiqué de presse du Collectif Val de Garonne Lomagne

Cantonales : Le collectif s’adresse aux candidats

Le collectif Val de Garonne Lomage a demandé aux candidats aux cantonales leur position sur la LGV et son financement qui doit être à l’ordre du jour du Conseil général après les élections.

Première réponse : celle, collective des quatorze candidats Europe Ecologie Les Verts qui ont confirmé leur oui au TGV mais sur les lignes existantes et donc leur refus de tout financement du projet LGV par le Conseil général.

Côté Front de Gauche, il y a également une position collective pour refuser le financement ; la position sur le bien-fondé de la LGV elle-même est moins clair. De ce Front, nous avons eu les positions personnelles des candidats du Parti de Gauche (J. Meignan et J.F. Castel) et celle de Françoise Tardin que vous trouverez sur les blogs de notre collectif et qui argumentent davantage contre la LGV.

Des réponses venant de l’UMP. Le candidat de Grisolles, M. Tauriac, pense qu’il y a là un moyen pour créer des emplois. La candidate de Castelsarrasin, Julie Lafourcade a souhaité nous rencontrer. Elle nous a confirmé sa position originale et personnelle au sein de son parti, à sa voir son opposition à la LGV. Sa profession de foi appelle à un réexamen  de tout le dossier LGV.

Une réponse venant du FN, Serge Caro de Beaumont der Lomagne qui dit son refus de la LGV.

Malgré des relances nous n’avons eu aucune réponse de candidats sortants ou en position d’être élus qu’ils soient PS, PRG, ou Sans Etiquette.

 

Les membres du collectif ont assisté à plusieurs réunions organisés par les candidats aux cantonales, afin de demander publiquement quelques précisions sur leur position au sujet de la LGV.

Rencontre avec Julie Lafourcade UMP à sa demande, suite aux courriers envoyés aux  candidats en proposant de les rencontrer pour leur expliquer le dossier LGV..

Le 17 mars l'association a participé à l'animation d'une réunion à Campsas, organisée par une toute nouvelle association qui dit NON à la LGV.

Aujourd'hui 20 mars 2011, 2000 tracts ont été distribués à Castelsarrasin pour attirer l'attention des habitants sur le projet LGV. Dimanche prochain un référendum aura lieu. (cf les Editions La Brochure. http://la-brochure.over-blog.com/article-le-referendum-citoyen-de-castelsarrasin-69524751.html ) Ne manquez pas de visiter le blog entièrement, riche en infos.

 

Ce référendum aura lieu le 27 mars pour les inscrits au bureau de vote de la mairie de Castelsarrasin de 8 h à 18 h avec urne, et isoloir. Il est organisé par les Editions La Brochure.

D’autres peuvent faire de même chez eux

(05 63 95 95 30).

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:22

Aujourd'hui lundi 28 février le Conseil régional  s'est prononcé, , sur la convention de financement pour la réalisation du tronçon Tours – Bordeaux .

Une délégation du Collectif Val de Garonne Lomagne s'est rendue à Toulouse.

L'arche prêtée par nos amis du Lot et Garonne à été déployée devant l'entrée de l'hotel de région.

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François Simon Europe Ecologie était venu nous rejoindre pour la photo.

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Si le Conseil Régional s'est majoritairement prononcé en faveur de cette convention de financement, Martin Malvy à tout de même  fait ajouter in extremis un amendement stipulant que si sa collègue Ségolène Royale et le conseil régional de Poitou-Charentes qu'elle préside obtenaient gain de cause dans sa récente démarche auprès de l'Etat, Midi-Pyrénées

reviendrait sur son acceptation et leur emboîterait le pas. (Si l'état rembourse Poitou-Charente, alors l'Etat doit également rembourser Midi-Pyrénées.)

56 élus régionaux ont voté pour (PS, MRC mais aussi les groupes d’opposition « Osons Midi-Pyrénées » et Républicains et territoires »).

 Comme ils l'avaient annoncé, les 15 élus d’Europe Écologie ont voté contre aprés une très bonne intervention de François Simon..

Enfin, 19 élus (Front de Gauche et Jean-Claude Luche d’ « Osons Midi-Pyrénées ») se sont abstenus ainsi que le PRG en la personne de Sylvia Pinel).

Au sein de la droite, il a été cependant confirmé que le Conseil Général d'Aveyron et le Conseil Général de Hautes Pyrénées voteront contre. 

Nos actions commencent à payer, nous devons persévérer. Jusque là tous nos politiques se raliaient favorablement à ce projet, hors depuis quelques mois les mentalités changent. Bien entendu nous sommes en campagne électorale, mais en attendant le tour de table financier tarde à se conclure, de ce fait les travaux sur le Tours-Bordeaux ont du mal à se concrètiser.

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 21:12

 Article paru dans le Petit Journal du 25 février 2011

Lacourt Saint-Pierre : Informations sur la LGV

Le 22 février la jeune association « Non à la LGV » a proposé un moment de partage autour d’informations qui ne concernaient pas le tracé mais le fond du problème, quel intérêt avons-nous à laisser passer cette ligne à grande vitesse ? Contrairement à une idée répandue, cette ligne n’est pas une fatalité coulée dans le marbre, surtout au moment où on découvre que le financement de l’élément précédent, Bordeaux-Tours ne se solutionne pas ! C’est l’association TGV en Albret qui a présenté l’argumentaire en faveur d’un investissement sur les lignes existantes, appuyé par les interventions du Collectif Val de Garonne Lomagne. Les 350 personnes rassemblées ont pu noter que les opposants à la LGV ne sont pas des adversaires du train mais au contraire des promoteurs enthousiastes du train dans toutes ses vertus : le fret, le train régional, le train interrégional et le TGV qui en circulant à 220 km/h sur les lignes existantes rend des services proches d’une LGV. Il s’agit en effet de comparer les performances indiscutables d’une LGV (à tarif très cher : Bordeaux-Tours c’est le prix de 8 aéroports) avec ceux d’une ligne actuelle rénovée. Imaginez la suppression entre Toulouse et Bordeaux de toutes les barrières, c’est un avantage pour tous. Des prochains rendez-vous ont été fixés dont un rassemblement le 28 février à partir de 9 h 30 devant le Conseil régional Midi-Pyrénées pour dénoncer un vote en faveur de la LGV.

 

Consultez le blog de Jean Paul à cette adresse:   link

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 21:55

RASSEMBLEMENT DEVANT L'HOTEL DE REGION

A TOULOUSE

 

Lundi 28 février à 9h30.

 

 

Séance plénière du Conseil Régional

pour voter la convention de financement de Midi Pyrénées

pour le Tours-Bordeaux.

 

Tous unis, venez nombreux.

 

NON AUX LGV,

OUI A L'AMENAGEMENT DES LIGNES EXISTANTES.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 17:33

 

 

L’ambitieux programme de construction de lignes ferroviaires à grande vitesse du gouvernement laisse élus et professionnels perplexes, alors que les caisses sont vides et que le réseau classique montre des signes d’essoufflement.

Pour offrir des alternatives à la route et à l’avion, le Grenelle de l’environnement a prévu le lancement de 2 000 km de lignes à grande vitesse (LGV) d’ici 2020, puis de 2 500 km supplémentaires dans les années suivantes.

Le projet de Schéma national des infrastructures de transport (Snit), publié fin janvier, confirme ce choix. Il envisage plus d’une centaine de milliards d’euros d’investissements.

Mais s’il a même ajouté quelques projets à une liste déjà longue, le Snit reste très discret sur les questions d’argent.

« Je pense que c’est finançable », assure la nouvelle ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.

« Regardez comment on fait sur le Paris-Strasbourg, on y arrive. (…) On demande des participations aux collectivités territoriales, parce que ça leur permet, à elles, de se développer. C’est du partenariat bien compris », affirme-t-elle.

Mais l’exemple de la ligne Tours-Bordeaux donne à réfléchir. Le financement de ce projet de 7,8 Md€ n’est toujours pas bouclé, après des mois de négociations.

Les collectivités locales commencent à dire de plus en plus fort qu’elles ne pourront pas suivre, tandis qu’un appel au privé pour compléter ne va pas forcément de soi pour cause de menace d’une forte hausse du prix des billets.

Quant à Réseau ferré de France (RFF), le gestionnaire public des voies ferrées françaises, il ne peut plus s’endetter que si les investissements sont vraiment rentables. Ce qui ne semble pas le cas de bon nombre de projets…

Du coup, on commence à entendre ici et là qu’une bonne partie des projets du Snit ne seront jamais réalisés.

Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP), a par exemple glissé qu’ »il n’y aura peut-être jamais (…) de LGV » entre Marseille, Toulon et Nice (un projet d’au moins 15 Md€).

Et le débat a pris une nouvelle tournure avec l’avalanche d’incidents qui a perturbé les trains au début de l’hiver. Elle a montré qu’une bonne partie du réseau est en piteux état.

« Ce programme de LGV, c’est comme si on construisait de nouvelles ailes à un château dont on n’aurait pas les moyens de refaire les toitures », note un haut dirigeant de la SNCF.

Un de ses collègues ose une comparaison avec une certaine « aristocratie décadente », ce qui n’empêche pas l’entreprise publique –qui ne paie plus la construction des lignes– de plaider pour de nouvelles infrastructures dans des réunions sur le terrain.

Le député UMP de la Drôme Hervé Mariton a expliqué à l’AFP qu’il comptait obtenir une réduction des ambitions du Snit, dans lequel « il y a un trop grand linéaire de lignes nouvelles ».

Officiellement, le gouvernement veut à la fois construire des LGV et rénover le réseau.

« Qui serions-nous si nous laissions aux générations futures quelques milliers de kilomètres de ligne à grande vitesse, et, à côté, 30.000 km de voies non entretenues à reconstruire? », a ainsi plaidé lundi le Premier ministre François Fillon, sur le chantier de la LGV Rhin-Rhône. P1000049 [1600x1200]

Mais en l’état actuel des choses, RFF n’a pas les moyens de maintenir le réseau existant, ses revenus n’atteignant que 83% de la somme nécessaire.

D’où la remise en cause du choix du LGV par certains élus.

« On ne mettra pas de LGV partout. Or, en ce moment, il n’y a pas de solution alternative. Or, c’est la solution alternative, qui nous intéresse! », lance le député-maire PS de Caen, Philippe Duron.

Il imagine des trains plus rapides que les bons vieux Corail, qui ne seraient pas des TGV mais seraient moins chers et peut-être plus réalistes.

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