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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 21:07

 

Article paru dans la dépêche du midi ce jour.LGV : le tracé définitif est sur les rails

 

 
lgv-00_zoom.jpg
 

Elle était largement préconisée ; la voilà chaudement recommandée. La variante « D », dont on savait déjà qu'elle emportait la préférence de Réseau Ferré de France, devrait constituer l'itinéraire de prédilection emprunté par la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse.

Hier, lors de la réunion du comité territorial (Coter) qui se déroulait à la préfecture de région, ce choix a été confirmé, mais avec un certain nombre de réserves de la part des élus. Sur les quatre fuseaux de passage d'une largeur de 1 000 mètres qui s'ouvraient à la concertation, Réseau Ferré aura donc maintenu son choix pour la quatrième solution, la seule à même de limiter l'impact environnemental. « Le Coter a retenu la proposition « D » comme présentant le meilleur compromis entre enjeux humains, environnementaux et économiques », indiquait hier soir dans un communiqué Dominique Bur, préfet de Midi-Pyrénées. Par ailleurs, le comité a avalisé la proposition d'un ajustement du fuseau au niveau d'Auvillar (82) pour le rapprocher du tracé de l'autoroute.

Secteurs sensibles

Depuis janvier, les rendez-vous et les audiences se sont succédé pour venir nourrir les études comparatives. La semaine dernière encore, une délégation du syndicat des viticulteurs de Fronton avait été reçue par le représentant de l'État dans le Tarn-et-Garonne. Réseau Ferré s'est engagé à compenser le vignoble impacté par le tracé par des subventions de pour financer d'autres replantations. Quel sillon emprunte ce fuseau qui finit par s'imposer à tous ? Sur l'axe Toulouse-Montauban, le futur tracé partira de Saint-Jory avec un tunnel sous Pompignan, pour suivre ensuite l'autoroute A62 par l'ouest entre Fronton et Campsas. L'itinéraire passera au sud de l'agglomération montalbanaise entre Montbeton et Lacourt-Saint-Pierre au niveau des deux lignes à haute tension.

Prochaine étape dans cette longue aventure où la LGV confirme son ancrage territorial : la réunion du comité de pilotage (Copil) qui sera organisée à Bordeaux le 31 mai. Ce même comité se prononcera de manière définitive sur le choix du faisceau, avant que le dossier n'arrive pour validation sur le bureau du ministre des Transports Dominique Bussereau.

Mais auparavant, la réunion d'hier a énoncé un certain nombre de règles d'observance. Il a été décidé d'appeler l'attention du Copil sur la nécessité d'aller plus loin dans les études d'aménagements des secteurs les plus sensibles dans le domaine de l'environnement et de l'habitat. C'est notamment le cas d'Auvillar, du passage entre Montbeton et Lacourt St-Pierre jusqu'à Bressols, ainsi que de la sortie du tunnel entre Pompignan et Saint-Rustice.


Coût : la note de plus en plus salée

Le communiqué de la préfecture transmis hier soir après la réunion du Coter Agen-Toulouse de la LGV fait l'impasse sur l'âpreté des échanges lors de cette réunion d'étape. La question de la participation des collectivités territoriales au financement de la ligne à grande vitesse a été largement évoquée. « Nous restons très préoccupés par l'absence de réponse du Gouvernement aux principales questions posées par les collectivités locales », indique Martin Malvy. Le président de la Région Midi-Pyrénées indique que Pierre Izard, président du conseil général de Haute-Garonne, Pierre Cohen, président du Grand Toulouse, et lui-même ont écrit au Premier ministre François Fillon en soulignant que leurs collectivités n'ont à ce jour « obtenu aucune garantie de retour et d'engagements sur le financement Bordeaux-Toulouse, ni sur la prise en compte de l'unicité de l'itinéraire Tours-Bordeaux-Toulouse comme constituant un tout ». Les trois collectivités, qui sont pour Midi-Pyrénées les trois principaux financeurs locaux de la LGV, mettent en garde l'État : « Sans avancée notoire sur ce sujet, et sans nous dédire, nous serons dans la contrainte de proposer à nos assemblées de décider du report de nos interventions financières sur Bordeaux-Tours au moment où le dossier sera intégralement bouclé », ont indiqué les élus dans leur courrier. De son côté, Jean-Michel Baylet, président du conseil général du Tarn-et-Garonne rappelle : « A l'heure où la réforme de l'État exige des collectivités encore plus d'efforts, le coût de cette réalisation aura des conséquences néfastes sur le plan financier » .

Par ailleurs, il est souligné que RFF doit prendre en compte les aménagements spéciaux proposés pour Auvillar, Montbeton, Lacourt -Saint-Pierre et Pompignan. Le faisceau choisi doit passer au plus loin des habitations et RFF doit s'engager à répondre aux propositions alternatives présentées par les riverains de l'ouest du Tarn-et-Garonne », indique le représentant du Tarn-et-Garonne.


«Le moins de nuisances...»

Sylvia Pinel, députée de Tarn-et-Garonne est longuement intervenue hier matin lors du comité territorial : « Nous avons réaffirmé notre volonté de rechercher le fuseau qui impacte le moins d'habitations et d'activités économiques.

Nous nous sommes fait le relais des maires des communes du département -entre Auvillar et Pompignan- qui ont besoin d'aménagements (tunnels, viaduc) pour avoir le moins de nuisances possibles.

Nous avons demandé aussi que les propositions de l'Union de sauvegarde des villages puissent obtenir des réponses précises.

Ensuite on attendra le mois de septembre et l'arrêté que prendra Dominique Bussereau le secrétaire d'État aux transports pour valider le fuseau.

Et qu'à l'intérieur de ce fuseau il propose des tracés plus resserrés à étudier. »

_______________________________________________________________________

 

Eh bien voilà! Les articles de presse confortent les arguments de lutte des associations qui restent toujours vigilantes sur le terrain. 

Coût : la note de plus en plus salée.

….« Sans avancée notoire sur ce sujet, et sans nous dédire, nous serons dans la contrainte de proposer à nos assemblées de décider du report de nos interventions financières sur Bordeaux-Tours au moment où le dossier sera intégralement bouclé », ont indiqué les élus dans leur courrier. De son côté, Jean-Michel Baylet, président du conseil général du Tarn-et-Garonne rappelle : « A l'heure où la réforme de l'État exige des collectivités encore plus d'efforts, le coût de cette réalisation aura des conséquences néfastes sur le plan financier » ....

Comment seulement aujourd’hui, nos politiques s’interrogent-ils sur les conséquences néfastes du coût de ce projet?

Nos associations, depuis de nombreuses semaines étudient sérieusement les chiffres et conduisent leur lutte au travers de ces arguments. (cf blog: http://la-brochure.over-blog.com/

«Le moins de nuisances...»

Comment peut-on parler de moins de nuisances?… C’est l’art de vouloir légaliser l’inacceptable.

Pour avoir visité un village situé à plus de 500m de la LGV Est-Européenne, il y a quelques semaines, je peux certifier que les nuisances sonores sont plus qu’importantes (contrairement à ce que l‘on veut bien nous faire croire). Les habitants du village regrettent de s’être laissés berner par de bonnes paroles qui leur ont promis…rien en fait…si ce n’est l’enfer qu’ils doivent subir au quotidien. La région est pourtant sans aucun relief, chez nous le terrain est vallonné, le bruit trouvera toujours une colline ou un mur pour rebondir et se répercuter bien au-delà des fuseaux d’étude de RFF. Et je ne parle pas de nuisances visuelles, de quoi ternir à jamais nos paysages de carte postale….

Des photos prochainement sur cette visite en Champagne-Ardenne.

 

 

 

 

 

 

 
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:45

Le financement du projet revient sur le devant de la scène.

Les collectivités de Midi-Pyrénées  que sont les trois principaux financeurs locaux : Région Midi-Pyrénées, le Conseil général de la Haute-Garonne et le Grand Toulouse, menacent à l'issu du Comité Territorial qui s'est tenu aujourd'hui à Toulouse, de « reporter » leurs financements de  Bordeaux-Tours si elles ne sont pas assurées de la réciprocité pour Bordeaux-Toulouse. 

Nous ne sommes pas les seuls à ne pas obtenir de réponses...

 

Article posté ce jour sur: Toulouse7.com

A l’issue du COTER ( Comité Territorial), réuni à la préfecture de région et consacré à la ligne à grande vitesse, les executifs des collectivités de Midi-Pyrénées se dits prêts à « reporter » leurs financements de Bordeaux-Tours si ils ne sont pas assurés de la réciprocité pour Bordeaux-Toulouse. Le président PS de Midi Pyrénées, Martin Malvy, s’est dit « très préoccupé » par l’absence de réponse du Gouvernement aux principales questions posées par les collectivités locales.

Le président de la Région Midi-Pyrénées a ainsi indiqué que Pierre Izard, président du Conseil général de Haute-Garonne, Pierre Cohen, président du Grand Toulouse, et lui-même avaient écrit il y a quelques jours au Premier ministre François Fillon en soulignant que leurs collectivités n’ont à ce jour « obtenu aucune garantie de retour et d’engagements sur le financement Bordeaux-Toulouse, ni sur la prise en compte de l’unicité de l’itinéraire Tours-Bordeaux-Toulouse comme constituant un tout« .

Les trois collectivités, qui sont pour Midi-Pyrénées les trois principaux financeurs locaux de la LGV, ont mis en garde le Gouvernement en indiquant que, « sans avancée notoire sur ce sujet, et sans nous dédire, nous serons dans la contrainte de proposer à nos assemblées de décider de reporter nos interventions financières sur Bordeaux-Tours au moment où le dossier sera intégralement bouclé« .

Par ailleurs « Nous avons rappelé d’une manière très ferme notre demande du respect le plus permanent des préoccupations environnementales selon ce que sera le trajet de la LGV en Midi-Pyrénées » a souligné Martin Malvy.

Selon la région Midi Pyrénées le Comité Territorial en a pris acte et Réseau Ferré de France s’est engagé, soit en tunnels, soit en tranchées couvertes, pour ce qui est des points les plus sensibles.

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 11:01

Une alerte Google me conduit vers un communiqué du collectif USV, relatant

les deux réunions organisées par les préfets de la Haute Garonne et du Tarn et Garonne, dans le cadre de la concertation sur la future ligne LGV Toulouse-Bordeaux .

En clair et si j’ai bien tout compris, RFF ne tient pas compte de ces propositions.

Que devons nous nous poser comme questions?

- Est-ce que RFF est le donneur d’ordre?

Pas que je sache, RFF est l’exécutant.

- Alors qui est le donneur d’ordre?

Celui qui paie et qui dicte « peut être » un peu le tracé non?

- Pourquoi nous battons nous et…contre qui?

-Est-ce que l’on accepte cette LGV avec tout ce que cela comporte comme gaspillage d’argent public?

-Est-ce que l’on accepte cette LGV pour balafrer gravement nos campagnes à jamais exposées à une pollution sonore et visuelle.

-Est-ce que l’on accepte cette LGV à une seule condition, que l’on puisse repousser le tracé au plus prés d’autres nuisances, c’est-à-dire prés de l’autoroute? Mais que fait-on des personnes déjà condamnées à vivre avec les nuisances autoroutières qui leur ont été imposées, tout en sachant que les nuisances irons bien au-delà du fuseau d’un km, lorsque le tracé sera décidé, si un jour il l’est effectivement. Rien ne sera changer au fait que nous devrons malgré tout… TOUS ouvrir le portefeuille.

Son impact sur nos finances et sur notre environnement est si important qu’il conditionne notre avenir et NOUS CONCERNE TOUS.
Nous l’avons déjà dit, cette « modernité », NOUS N’EN VOULONS PAS , où que soit et quel que soit le tracé choisi, même si nous devons nous faire traiter de « dernière réserve d’indiens à qui on lance des cacahuètes… » dixit un argument politique lors de la dernière campagne électorale… (c’est vrai, nous ne l’avons pas avalé).

Les allusions avilissantes à notre mode de vie, semble être devenu le cafouillage de parade contre les citoyens opposés, serait-ce le manque d‘argumentation?.

Il suffit de venir une fois dans « nos retranchements » pour admirer la somptuosité de nos paysages. C’est là que nous prenons conscience de l’évidente différence culturelle qui nous oppose à ceux qui méprisent la région telle qu’elle est.

Ce projet est un projet politique qui ne répond pas, quoique l’on veuille nous faire croire, aux souhaits d’une population qui n’a pas besoin d’une LGV pour se déplacer dans sa région. Ne nous laissons pas manipuler, ne nous laissons pas berner.

Les engagement financiers sont trop importants pour être allégoriques : les analyses, les enjeux, la situation géographique, les hommes sont des facteurs essentiels pour des études sérieuses … des facteurs, qu’une LGV ne pourra guère transformer.

Nous sommes tous habitants d’un même département, d’une même région, d’un même pays, contribuables donc solidaires parce que les projets LGV fleurissent dans toute la France, mais le printemps reste tardif, les bourgeons peuvent encore geler… Restons vigilants et unis.             DSCF1911--2---HDTV--720----HDTV--720--.gif

 

 

Allez donc voir l’article « Malvy nous encourage » sur le blog « La brochure »

link 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 16:05

Un point de vue intéressant  de Rémy Prud'homme, professeur émérite de l'université de Paris XII sur la ligne Tours-Bordeaux.

  

 

 

 

Le contrat de la LGV Tours-Bordeaux révèle que sans subvention publique d’au moins 50 % de l’investissement total, ces lignes à grande vitesse ne pourraient être rentabilisées. Et qu’avec la construction de lignes de moins en moins rentables, ce taux de subvention sera amené à augmenter, à 70 %, voire davantage. Cela fait du TGV un investissement régressif, pour lequel les pauvres financent, via la TVA, un train que ne prennent que les riches.

Le contrat de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux confié à Vinci est riche d’enseignements pour l’analyse de l’économie des LGV. Il révèle tout d’abord le montant de la subvention nécessaire pour construire une LGV : un peu plus de 50 %. Ce chiffre généralement inconnu, caché au fond des comptes de RFF, est ici clair et solide. Trois sociétés très sérieuses étaient en concurrence, et l’attribution du contrat de 7,8 milliards a été à celle qui a demandé la plus petite subvention, 4 milliards. On ne cesse de nous répéter que les LGV sont une excellente affaire, très rentable, la vache à lait du rail français. On voit bien ici qu’il n’en est rien, et qu’elles ne se développent qu’au détriment des finances publiques.

Les 300 km de la ligne Bordeaux-Tours sont la partie émergée de l’iceberg de 2.000 km de LGV décidé au Grenelle de l’environnement. Ces 300 km sont certainement parmi les plus rentables. Il y a  évidemment davantage de trafic sur Paris-Bordeaux que sur Mulhouse-Dijon, le prochain tronçon prévu, pour ne pas parler de Poitiers-Limoges, également acté. Plus on avancera dans le programme du Grenelle, et plus le taux de subvention requis augmentera. Il sera vite de 60 %, puis de 70 %, voire davantage. Or lors de la préparation du Grenelle, il y a deux ans, le taux de subvention des LGV décidées était — promis, juré — inférieur à 30 %

Le contrat de Vinci nous dit aussi ce que devraient être les péages payés par la SNCF (ou d’autres opérateurs) à RFF pour l’utilisation des voies. Pour rembourser son investissement de 3,8 mils liards, Vinci compte sur des péages de 250 millions par an pendant trente-cinq ans (correspondant à un taux de rentabilité interne modeste de 4,7 %). Pour rembourser l’investissement total de 7,8 milliards, il faut donc, avec ce même taux, des péages annuels de plus de 500 millions. Les péages que la SNCF devrait payer pour utilisation des 1.900 km de LGV existants devraient donc s’élever à 3,1 milliards. C’est à peu près ce que la SNCF paye actuellement pour les 30.000 km de l’ensemble du réseau. Un prix d’ami.

Bien entendu, cette approche « lamentablement comptable » n’épuise pas le sujet. La ponction des LGV sur les finances publiques doit être comparée avec les gains sociaux engendrés par ces mêmes lignes. Le principal est le gain de temps : une heure par voyage. On compte actuellement 5 millions de voyages en train par an entre l’Aquitaine et la région parisienne. Si la LGV double ce nombre, cela fera un gain annuel de 7,5 millions d’heures, soit, à 13 euros par heure, un peu moins de 100 millions par an. Un deuxième gain social concerne la réduction de CO2 qui viendra surtout du glissement des 1,5 million de voyages en avion entre Bordeaux et Paris, soit une économie de 87.000 tonnes de CO,, par an. Même avec un généreux prix de 30 euros la tonne de CO2, cela fait moins de 3 millions d’euros par an. Les 4 milliards d’euros de dépense publique génèrent donc quelque 100 millions d’euros d’économies par an : c’est une mauvaise affaire, un gaspillage de fonds publics.

Sans compter que cette LGV Tours-Bordeaux sera, comme les autre, franchement régressive. Qui paye les 4 milliards de subvention ? Tous les Français, principalement par l’intermédiaire de la TVA. A qui vont les gains de temps ? A ceux qui prennent les LGV. Avez-vous jamais vu beaucoup de smicards dans un TGV ? Les dirigeants, cadres supérieurs, et professions libérales, qui sont 8 % de la population adulte, font 46 % des utilisateurs du TGV Nord et 37 % du TGV Méditerranée. Les TGV sont d’admirables machines à transférer des ressources des pauvres vers les riches.

La seconde est que ce Tours-Bordeaux est l’une des plus intéressantes, probablement la plus intéressante, des LGV supplémentaires du Grenelle. La topographie fait que les coûts seront inférieurs à ce qu’ils seront sur beaucoup d’autres lignes ; et la géographie fait que le trafic de Tours-Bordeaux sera l’un des plus importants. Pour la plupart des autres lignes, la subvention sera plus grande et les bénéfices (fonction du trafic) plus petits. Le comble est sans doute atteint par la LGV Lyon-Turin, qui coûtera deux ou trois fois plus cher et transportera cinq ou six fois moins de voyageurs, ce qui la rend socialement quelque 15 fois moins justifiée. Si un partenariat public-privé comme celui avec Vinci limite les risques, un PPP n’est pas une baguette magique qui transforme un mauvais projet en un bon projet. ■

 

(Extrait de la tribune du 07 avril 2010)

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 23:48

 

 

 

Lundi 10 mai 17h.

 

Les représentants d’associations sont à la sous-préfecture, chacun arborant son badge: NON LGV

 

Le ton était donné.

 

 

 Download

 

Pour mener la réunion, le sous préfet , 3 représentants de RFF et un représentant technique de l’état.

 

 

C’est le sous préfet qui prend la parole…le discours est par ailleurs déjà connu. ( bis repetita … ne placent pas toujours)

 

 

L’essentiel doit être dit: le fuseau a bougé, il va passer prés de l’autoroute… peut être un tunnel à Auvillar …les questions précises fusent, les réponses quant à elles seront imprécises comme d’habitude surtout concernant le coût.

Le maire de St Aignan président de l’intercommunalité demande la parole pour confirmer ce qu’il a déjà écrit il y a quelques mois.

" Il faut une étude indépendante pour vérifier si le passage par les lignes existantes n’est pas préférable à la LGV". Il argumente sous les applaudissements des représentants d’association.

 

Un porte parole du collectif prend ensuite la parole pour lire une déclaration.

 

 

  • Monsieur le représentant de l’Etat ,
  •  
  • Au vu de l’ordre du jour de cette réunion il semble que vous refusiez toujours de comprendre l’objectif de notre action. En effet, vous nous conviez à une présentation d’un fuseau alternatif de la LGV, alors que notre mouvement, vous le savez, s’oppose à la réalisation de ce projet. Vous débattez sur la forme, nous voulons débattre sur le fond !
  •  
  • Cette réunion n’est qu’une preuve supplémentaire du mépris adressé à toute forme d’opposition à ce projet dont le débat public, n’a pas démontré l’utilité publique, d’autant que ce fuseau nous a été présenté comme définitif depuis le 11 janvier 2010 !
  •  
  • La LGV ni ici ni ailleurs, le TGV doit passer sur les lignes existantes.
  •  
  • Quelques points, cependant , nous semblent essentiels d’être rappelés :

 

  •    le débat public n’a pas démontré l’utilité publique de ce projet.
  •  
  •  lors de la manifestation du 20 février il a été remis une motion à M. le sous préfet qui est restée sans aucune suite (et surtout sans aucune concertation) .
  •  
  •  le 4 mars RFF annule la réunion avec les associations sans explication et prévoit son report à début mars (nous attendons toujours ce rendez vous)
  •  
  •  le 8 avril 2010 l’Asep de Castelmayran sollicite un recours gracieux concernant les arrêtés AP210-322-323 auprès de Mr le préfet en lettre AR, requête restée sans réponse .
  •  
  •  le 22 avril 2010 Mr Pascal Martin et d’autres associations se résignent à contester ces arrêtés devant le tribunal administratif (dossier en cours ).
  •  
  •  Devant l’aggravation de la crise internationale et notamment européenne nous demandons que soit enfin actualisé le coût de ce projet (évalué en 2005 ! ) ; il nous semble primordial d’avoir les chiffres réels de cet investissement.
  •  
  •  En comparaison nous demandons l’étude et le chiffrage par un organisme indépendant d’une ligne LGV-TGV Toulouse Paris circulant sur des voies existantes modernisées passant par les gares de Montauban et d’Agen.
  •  
  •  Par votre absence de réactions sur les points précédents, vous montrez que vous ne nous avez ni compris, ni entendus jusqu’à présent. Nous restons disponibles pour des discussions sur les points que nous soulevons et non sur l’emplacement du fuseau.

 

 

 

Les propos du collectif sont inchangés et puisqu’il est impossible d’obtenir une discussion sur le fond, dés la fin de la lecture et d’un commun accord, tous les représentants se lèvent   et quittent la salle sans attendre de réponse.

 

Bravo

 La lutte se poursuit et la solidarité reste puissante entre toutes "les réserves d'indiens" que l'on cherche à anéantir.

 

Nota: La presse était absente. Photo prise par un des représentants d'association.

 

 

 

 

 

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 23:42

 

 

 

AHT

   

Les représentants des associations des villages impactés  sont convoqués lundi 10 mai à 17h, à la sous préfecture de Castelsarrasin pour être informés des études menées par RFF concernant les décisions de l'évolution du fuseau de 1000m.

Un compte rendu de cette réunion vous sera communiqué.

 

 

Rappel, visitez le blog de la Brochure d'Angeville.

link

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 23:14

 L'entreprise FONDASOL réalise des forages de reconnaissances géotechniques, une étape préalable aux tracés pour l'éventuelle LGV. Il s'agit pour l'entreprise, de définir pour le compte de Reseau Ferré de France, la nature des sols et sous sols.Les sondages prés de chez nous se font sur le principe d'une perceuse, il permet de remonter des échantillons des différentes couches du sous-sol, d'une profondeur de 10 à 30m. Chaque mètre prélevé est répertorié en vue de son analyse en laboratoire.

 

 

Sur la vidéo suivante (avec son), un forage entrepris sur la commune de Saint Loup.

 

 

 

 

L'aprés midi même de ce 28 avril 2010, FONDASOL entreprend un carottage sur la commune de Saint Cirice, côté sud de l'autoroute..., entre l'autoroute et les poubelles.

 

 Pour rester en accord avec la délibération du conseil municipal s'opposant à la ligne LGV, la commune refuse les carottages sans arrêté prefectoral conforme et la lettre de mission. et sans qu'aucun état des lieux n'est été avancé. Une réunion explicative de notre position s'en est suivie en mairie avec les responsables de FONDASOL qui se sont déplacés de Saint Alban 31.

 

Pour l'instant  les forages sont stoppés sur notre commune.

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 23:26

 

 

 

 

 

 

La sensibilité et le mécontentement des habitants d’Aquitaine et de Midi Pyrénées s’amplifie.

Les associations « NON LGV » fleurissent dans le moindre petit village.

C’était le 28 avril 2010. Réunion à Layrac. Texte lu par 2 personnes.

 

 

Ce soir devant vous je m'exprime en tant que femme totalement à l'extérieur  de toutes considérations politiciennes. Je me suis rendu compte que dans ce vacarme...  à peine audible que suscite cette LGV on ne nous a toujours pas parlé de l'humain dans tout cela, c'est à dire de vous de moi, de notre quotidien. A croire qu'il n'existe pas et que tout se fera sans drame.

Nous devons savoir que les porteurs de ce projet, s'apprêtent à détruire des centaines de maisons, tout un symbole !

La maison de mes parents, ma maison. Pour moi, c'est comme un livre d'histoires... à chaque page, il y a une tranche de notre vie familiale qui y est racontée. Vous voulez donc... brûler nos livres !...

Nous n'accepterons pas que les maisons de nos parents où nous avons grandi ou de nos grands parents soient sacrifiées, détruites au nom du progrès. C'est à nos valeurs à nos références que vous vous attaquerez, ce sont nos racines que vous voulez anéantir ! ...

Nos racines,... c'est l'élément fondamental qui fait de nous ce que nous sommes, qui fait de l'homme ce qu'il est !...

Pourquoi, tant de spécialistes, de savants, se penchent et fouillent dans ce qui fût notre passé, et remontent à plusieurs millénaires, c'est parce que nous tous sans doute dans notre inconscient, sommes à la recherche de nos racines.

C'est parce que nous voulons connaître d'ou l'on vient pour justement mieux nous projeter et construire notre avenir !

Le meilleur exemple : Dès qu'il se trouve un tesson de vase ou d'amphore, sa destination immédiate,... c'est le musée !

Dès qu'il se trouve,... enfoui à plusieurs mètres sous terre, un mur,... des restes d'une villa romaine, des souvenirs... là immédiatement, on construit, à juste titre, un sarcophage de verre pour que ces racines là,... pour que ce passé là,.....puissent être admirés.

Dans très peu de temps,....pour une LGV nous serons, vous serez sacrifiés, pour une poignée de minutes de moins entre Toulouse et Bordeaux, nos vies de tous les jours vont basculer !

Plusieurs centaines de familles d'hommes et de femmes de tous âges seront contraints à quitter leurs racines... Plusieurs autres centaines qui auront la malchance de rester sur le bas côté de la voie, subiront toutes les nuisances, leur cadre de vie sera foutu à jamais !

Vous avez choisi une vie à la campagne, paisible, ils vont en faire un enfer !

Prenez vos affaires et dégagez !... Les bulldozers sont devant la porte !

Possible aussi, que l'expropriant prendra le soin pour apaiser nos souffrances, dans un dernier geste de bonté, décide, de mettre le long  des voies des panonceaux, en mémoire.....

" ici habitait la famille dénommée je ne veuxpasdet'aslgv "

" ici fut détruite la maison de M. et Mme et de leurs 3 enfants "

" ici habitait un jeune couple qui débutait sa vie, leur maison fut rasée "

Allons-nous accepter cette maigre consolation posthume !!!

L'ironie n'a d'égale que notre colère !....

Il est encore possible d'influer sur le cours de ce drame humain, écologique et financier.

Il vous est possible, de faire savoir à vos Maires dans toutes les communes, combien est grand notre désarroi. On ne pourra pas, nous femmes, nous reprocher d'être restées en retrait du débat. Nous pouvons faire entendre notre position, nous pouvons semer le doute dans leurs convictions, faites leur savoir qu'avant de détruire ils ont le droit de réfléchir.........à la remise en état des voies existantes.

28-04-2010 Deux femmes en colère

Compte rendu de cette réunion à cette adresse : http://la-brochure.over-blog.com/

 

« Ne touchez pas à notre territoire.Vous qui hypocritement voulez faire notre bonheur, arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. Nous refusons la LGV en tant que projet destructeur de notre environnement, de l’agriculture, de la vie sociale et économique... »

Nous continuons à crier: NON LGV

 

 Video

Merci à Fabien pour ce montage.
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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 00:22
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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 14:34

 

 

DSCF1596

 

De retour de manifestation à Montauban, un regard mélancolique sur notre belle campagne. Coteaux que nous souhaitons protéger.

 
Les photos seront mises en ligne prochainement.
Les commentaires vont bon train sur le blog "la-brochure" .
Ne vous privez pas de lire tous les articles de Jean Paul Damagio.
Il sait relater de façon passionnée et avec une écriture pleine  de persiflage ce que nous ressentons face à ce projet déraisonnable.
Visitez également le site du collectif Val de Garonne et de Lomagne : http://tgv.wifeo.com
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