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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 23:34

 

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PPP LGV TGV



Le projet LGV SEA, avec son système de financement révolutionnaire le PPP avait suscité l’enthousiasme du Grenelle de l’Environnement, et Jean Louis Borloo ministre de l’environnement. La Grande Vitesse ferroviaire devait prendre des parts de marché à l’avion et à la voiture. Les premières LGV ont été financées en majeure partie par la SNCF. « La dette contractée à l'époque, depuis récupérée par RFF, est un fardeau qui pèse encore aujourd'hui sur le système ferroviaire », rappelle un expert du secteur.

 

 

Récemment, on a eu recours aux subventions publiques à hauteur de 80 % pour le TGV Est. Guère envisageable dans le contexte budgétaire actuel.

 

 

Le PPP  ( Partenariat Public- Privé) pour la LGV SEA apparait comme la solution financière salvatrice, permettant de diviser par deux le montant du financement public.

3 ans après cette envolée d’euphorie, l’avion sur rail suscite aujourd’hui une voltige d’inquiétude qu’il ne fasse en définitive décoller le coût du rail jusqu’à le ruiner.

TGV-LGV : Mettre l’avion sur rail fait décoller le prix du rail jusqu’à le ruiner. Dans un article du journal Les échos du 10 décembre 2010 « ce projet Sud Europe Atlantique (SEA) doit contribuer à mettre sous tension tout le système ferroviaire » reconnaît un cadre de RFF (Réseau Ferré de France, le propriétaire des rails)

 

 

Dans un PPP qui s’apparente comme l’indique l’association ATTAC à un « Partenariat Pigeon Plumé », réf RFF déjà endetté à hauteur de 28 Milliards € devra investir 2 Milliards € au côté de Vinci, qui voit ainsi sa participation prévu à  50 % initialement réduite à moins de 30%.

RFF qui touche des péages aujourd’hui sur tous les TGV de la ligne Paris Bordeaux soit sur 587 km  environ 500 millions €, se voit obliger de céder 284 km de LGV à Vinci soit plus de 250 Millions €/an.

RFF vient justement de tirer le signal d’alarme, il n’est plus en mesure financièrement de faire son métier, c’ est-à-dire au minima d’entretenir le réseau ferré existant. réf

« A la SNCF, certains dirigeants ne décolèrent pas : le montage financier devrait aboutir à… un doublement des péages acquittés à RFF pour faire circuler les trains entre Tours et Bordeaux, siphonnant du coup les marges de la compagnie ferroviaire. » Les échos

La SNCF vient justement de perdre un procès contre un usager l’accusant d’avoir perdu une journée de travail à cause d’un problème d’aiguillage. « C’est le mauvais état du réseau qui est responsable d’un grand nombre de retards. » avoue un responsable de la SNCF en confirmant qu’un train sur 10 arrivait en retard. réf

L’entreprise ferroviaire déjà endetté de 24,9 Milliards €, avec un déficit de gestion de 980 Millions € en 2009, prend de plein fouet ce coût supplémentaire de doublement du péage des TGV qui touchera aussi les lignes existantes. RFF prévoirait d'augmenter les péages de l'actuelle ligne Tours-Bordeaux dans des proportions équivalentes à SEA (entre +80 % et +155 % en fonction de la taille du train d'ici à 2016) !

Le coût des péages est de l’ordre de 30 à 40 % de prix du billet de train. Ce qui laisse présager une augmentation du prix du billet de train du même ordre de grandeur : 30 à 40%

Cette situation explique que certains dirigeants de la SNCF n'aient jamais caché leur opposition à ce montage financier, jugé intenable et voué à être renfloué par l'Etat.

Les actionnaires de Vinci sont confiants et pour cause. En 2007, le coût de l’ouvrage était estimé à 5,2 Milliards €, il a été augmenté à 7,8 Milliards € et donc la part financée par le public est aujourd’hui supérieure à l’estimation du coût de l’ouvrage en 2007. Réf Vu que les actionnaires de Vinci, sont en même temps ceux qui touchent les bénéfices de la réalisation en tant que maître d’ouvrage, que pourront ils bien perdre dans ce Partenariat Pigeon Plumé ?

« le consortium privé investit dans la concession 750 millions d'euros en fonds propres, et surtout s'endette de 3 milliards. Or, plan de relance oblige, l'Etat « garantit à 80 % la dette ultime, à hauteur de 2,5 milliards d'euros. Donc pour les banquiers, peu importe que les recettes de trafic ne couvrent pas l'emprunt. Ils ont été nombreux à vouloir un ticket sur les 3 milliards de dette que la garantie permettait », poursuit cette source. Quant aux fonds propres, ils seront couverts en partie pour Vinci par la marge que fera le groupe sur les travaux de construction. « Vinci a un haut niveau de sécurisation », estime un proche du dossier. » Les échos

A l’heure où Sud Rail réf, la SNCF, RFF dénonce le mode de financement de l’avion sur rail, 15 500 manifestants à Bayonne montre encore une fois l’ampleur de l’antipathie montante du modèle révolu d’avion sur rail. Réf

Jusqu’à quelle profondeur d’endettement abyssal des finances publiques et des entreprises ferroviaires faudra t’il descendre, jusqu’à quelle hauteur en puissance de la colère populaire faudra t’il monter avant que nos grands élus politiques, et grands planificateurs de projets extravagants se libèrent de leur fétichisme à Grande Vitesse.

 

 

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